Publié dans le ForumInfo n°18, juin 2006
Dossier Energie

En France, le système de production à flux tendu ne supporte plus aucun délai : les poids lourds, souples et rapides, en sont devenus la dernière variable d’ajustement. Avec la flexibilité que cela impose aux routiers, qui assurent finalement 80 % des échanges commerciaux régionaux et longue distance.
Par ailleurs, la France supporte une grande partie du trafic intra-européen.
Effet du prix du pétrole, la part de l'énergie dans le coût du transport routier est passée de 16 % à 25 % en 10 ans (pour les semi-remorques 40 t sur grandes distances). Les transporteurs doivent trouver comment limiter leur consommation d’énergie et sauvegarder leur rentabilité.
D’autant que cette consommation a un impact environnemental majeur : sa responsabilité dans les émissions atmosphériques est écrasante avec 54 % des émissions d’oxydes d’azote et 37 % du monoxyde de carbone. Et en 40 ans, le transport est devenu le 1er secteur émetteur de gaz à effet de serre en France.

Il doit donc innover tant sur son organisation que sur sa technologie. Des gisements d’économie et de substitution significatifs existent :
- en développant le transport non routier (transport combiné, voie navigable, cabotage maritime modes alternatifs ont prouvé de bien meilleures efficacités énergétiques. Combiner des parcours terminaux routiers à un mode principal plus économe (fer, voie navigable) allie performance et service de porte à porte de qualité ;
- en réexaminant l’organisation logistique de l’entreprise : Les chargeurs assument une grande partie des nuisances du transport, dont leur logistique est responsable. L’évaluation du Bilan carbone® permet d’identifier le potentiel d’économie d’énergie et de réduction des émissions d’une optimisation logistique, et d’agir en conséquence.