Le 21 octobre, c’était le soir du premier CQ du Guichet. Pour nous les CAS qui avions tenté de lancer une initiative de ce genre en 1995, sans l’appui de la Mairie de l’époque, c’était un moment attendu. Sans trop d’euphorie tout de même, car l’option présentée lors de la réunion de lancement au mois de juin, que l’on peut résumer à "les conseils de quartier, c’est pour discuter des questions et des projets du quartier" est considérée par certains parmi nous comme trop étroite. Il existe en effet des expériences où les CQ sont le lieu de discussion de questions qui concernent l’ensemble de la ville, avec notamment une thématique cruciale : la construction d’un budget participatif, où la concertation permet d’associer la population à la définition des priorités pour les investissements et les dépenses publiques.

Mais bon il n’y a pas que l’argent dans la vie ! Le CQ s’est donc ouvert sur une présentation des membres de son bureau, qui s’est auto-constitué autour de Stanislas Halphen, conseiller municipal chargé d’organiser les CQ du Guichet. Le critère de choix des membres de ce bureau est la diversité : de métiers, des lieux d’habitation, représentants de différentes associations, commerçants, minorités etc. L’ensemble des CQ bénéficiera de l’expérience de Christine Leclerc, qui a oeuvré à leur mise en place dans la commune voisine de Bures. Quelques éléments de la démarche ont été présentés, notamment le projet d’élaboration d’une charte des CQ d’ici juin, et le principe de base qui est de toujours associer aux débats les élus, les habitants et les services municipaux et experts compétents. Après la présentation d’une enquête préliminaire, la parole a été donnée à la salle.

"Pardonnez moi mais je n’ai pas compris l’objet de ce Conseil. Chacun parle de ses petits problèmes alors que je croyais que nous étions là pour discuter entre nous". Cette intervention, faite par une participante après plus d’une heure d’échanges résume bien les débats. Il n’est pas facile de mener l’animation d’un groupe de 120 personnes, de renvoyer la parole à la salle pour qu’une discussion constructive s’engage. Surtout quand une bonne partie de l’assistance venait essentiellement présenter des doléances plutôt que de se placer dans une démarche positive.

Alors, il faudra attendre la suite pour voir si une mayonnaise prend. Et les perspectives semblent plutôt bonnes : à l’issue de la réunion, Marie-Pierre Digard, adjointe chargée de la démocratie participative a proposé, au vu des débats, que trois groupes de travail se constituent : la circulation, l’animation et l'intégration, et la mise en place d’un lieu de vie dans le quartier. En laissant la possibilité que d’autres groupes puissent se constituer (un groupe urbanisme logement a alors émergé). Et que ces groupes puissent se mettre immédiatement au travail et se réunissent avant le prochain CQ. Des groupes de dimension plus faible, facilitant un travail constructif.

Par ailleurs le PLU de la ville (cf. article précédent) est lancé. Il comporte toute une démarche de concertation et sera entre autres débattu lors du prochain CQ du mois de décembre. Vu l’importance de ce document pour la ville et les actuels projets de l’État dans le secteur, la discussion au CQ devrait être animée et s’élargir bien au-delà de notre petit quartier…