Cadre de vie, environnement, développement durable

 

1. Orsay bénéficie d'un cadre naturel équilibré entre espaces bâtis et non bâtis. Les lieux de détente sont variés : bois de la faculté, colline de la Troche, parcs de jeux pour les enfants, accès facile au stade.

La vallée de l'Yvette ouvre la ville vers l'est et l'ouest grâce à des chemins piétonniers, quelques pistes cyclables et des voies routières.

La nationale 118 partage la ville en deux secteurs que les piétons et cyclistes relient difficilement.

2. Les aménagements urbains doivent être améliorés :

  • installation de plans de ville et de l'accès à l'Université aux gares du RER ;

  • signalisation plus claire des lignes diverses de bus (destinations, horaires) reliant Orsay, Saclay, Palaiseau, les Ulis ;

  • réorganisation du stationnement des véhicules.

3. Le nouveau PLU devra prendre en compte l'application d'un véritable développement durable :

  •  exigences sur la qualité du bâti, avec des normes de haute qualité environnementale ;

  •  conservation et réaménagement du patrimoine existant. Question : le devenir et le réaménagement du boulevard Dubreuil autour de la gare d'Orsay-ville ?

  •  réduction des consommations d'énergie dans les lieux publics ;

  •  développement des circulations douces.

Ce compte-rendu ne pose pas de réflexions nouvelles : le cabinet chargé de l'élaboration du nouveau PLU doit en avoir déjà connaissance. A suivre. 

Problèmes de logement à Orsay : une politique volontariste est possible

Samedi 24, la question du logement a occupé l’essentiel de la discussion d’un des ateliers lors de la réunion sur le PLU. Les logements à Orsay sont grands et très chers : un déficit de logement de deux ou trois pièces est noté par les agences immobilières a rappelé l’adjoint chargé de l’urbanisme Joël Eymard, qui participait aux échanges. Et le déficit est encore plus net s’agissant du logement social

Deux constats ont été fait par le groupe :

  • On récolte aujourd’hui le résultat de plus de 10 années d’immobilisme en terme d’urbanisme pour flatter un électorat rejetant le logement social dans notre petit village….

  • Mais c’est une politique d’autruche : ce déficit implique le développement de logements dans des pavillons partitionnés en plusieurs chambres, souvent à la limite de l’insalubrité.

Deux idées forces ont émergé :

  • La mixité sociale est un atout en soi pour une ville, réussir à ne pas zoner l’habitat socialement est un enjeu ;

  • Le logement social, ce n’est pas synonyme de grands immeubles et de problème pour les autres habitants.

Une bonne illustration de ces deux idées étant la politique de logement de la ville de Versailles qui a réussi à faire cohabiter plusieurs type de logement dans les mêmes quartiers.

Comment faire, alors que la ville d’Orsay ne dispose pas ou presque de réserve foncière ? Plusieurs outils d’urbanisme incitatifs existent, ils faut les mobiliser, et notamment :

  • la bonification de COS : possibilité pour un promoteur de construire sur un terrain plus de logements que normalement autorisé, si il y inclut des logement sociaux ;

  • Il est possible de délimiter dans un PLU des secteurs à l'intérieur desquels une part minimale de logements locatifs
    doit être offerte. C'est un autre moyen d'inciter à la construction de logement sociaux. Pour cela l’établissement public foncier d’Ile de France peut être saisi et avec droit de préemption sur les parcelles mises en vente dans cette zone, pour réunir une surface suffisante à la construction de logements sociaux.

Au final, le groupe a souligné l’importance de bien expliquer ces enjeux à la population, pour pouvoir mener une politique de logement volontariste dans notre ville. A bon entendeur….