Pourquoi donc les porteurs du projet Saclay insistent-ils à vouloir faire monter l’Université Paris-Sud sur le plateau plutôt que de la laisser dans la vallée ? Pierre Veltz, toujours dans la réunion du 25 mai, a apporté la réponse : c’est parce qu’actuellement, les universitaires et les écoles d’ingénieurs sont séparés par « une cassure » (sic) quasi infranchissable que constitue « la rupture de pente » (re sic) entre la vallée où se trouve la Fac et le plateau où sont les (grandes) écoles. L’argument parait faible quand on connaît la délicate alchimie que constitue un cluster, comme nous l’avons déjà écrit. Mais les enquêteurs de CAS se sont tout de même rendus sur les lieux, pour vérifier l’information et elle est exacte :

  • la rue de Versailles à Orsay est de plus en plus raide à mesure que l’on s’approche du plateau
  • monter la N118 est quasi impossible certains matins de grande affluence
  • enfin, et surtout, entre Orsay et Palaiseau, nous avons trouvé des falaises de grès que des universitaires essayaient désespérément de gravir pour atteindre l’école Polytechnique.  Le site est même connu des amateurs d’escalade...

CAS a trouvé la solution ! elle est plus économique que le déménagement de la Fac : des vélib électriques, des transports en communs vallée-plateau et des chaussures d’escalades pour
tous (1) !
En voilà du développement durable !

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(1) L’ouvrage  de Pierre Veltz, Faut-il sauver les grandes écoles, propose des pistes pour le dialogue grandes écoles-université, avait-il pensé aux chaussons d’escalade ?