Le 2 mai dernier, l’EPPS recevait le milieu associatif dans une de ces réunions de « concertation » où nous sommes invités et que d’ordinaire nous évitons soigneusement. En effet, nous avons depuis déjà longtemps compris qu’il ne s’agit que de faire « comme si » on ouvrait le dialogue mais que dans la pratique on ne tient guère compte de nos éventuelles remarques et que surtout on n’y distille les informations qu’au compte-goutte (voir un de nos précédents articles)

Mais en ce 2 mai, alors que se profile la décision concernant le périmètre de la zone de protection du Plateau de Saclay, et comme l’EPPS avait fait l’effort de fixer cette réunion en fin de journée, on a finalement accepté l’invitation. Preuve aussi que l’on n’est pas arc-boutés à CAS sur une position de principe définitive vis-à-vis de l’EPPS. Hélas le déroulé de la réunion n’a fait que confirmer nos réserves vis-à-vis de ce processus.

On y a ainsi appris que la commission agriculture de l’EPPS, après une première réunion de lancement dont l’EPPS lui-même semble avoir oublié la date, s’est réuni pour de vrai le 31 mars dernier, réunion durant laquelle la SAFER a présenté son étude au sujet du plateau. Cette étude est très importante car elle devrait offrir un état des lieux des surfaces agricoles établi par un organisme indépendant de l’EPPS. Ce diagnostic est un préalable essentiel à la négociation pour la délimitation de la zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay, qui doit être arrêtée d’ici peu.

Et bien voilà : l’étude a bien été présentée à l’EPPS le 31 mars, mais ni le document ni le diagnostic qui en découle ne sont à ce jour publics pour les associations. C’est tellement incroyable que Pierre Veltz soi-même pensait qu’il nous avait été communiqué, et bien non, sa collègue Lise Mesliand a rectifié en séance, nous informant que, pour une sombre histoire de validation de compte rendu, nous n’en disposerions probablement pas avant fin mai, c'est-à-dire après la prochaine réunion de la commission qui doit avoir lieu le 18 mai et où tout sera décidé…

Et pour parfaire le roulage dans la farine (bio on l’espère…), l’EPPS nous propose, malgré tout, de nous « auditionner » d’ici le 18 mai, toujours sans que nous disposions de l’étude de la SAFER. Le 5 mai, une seule date nous a été proposée pour cette audition, le 11 en pleine matinée, bien sûr on n’a que ça à faire. Bref, on est revenu à la case départ : concertation à la petite semaine, sans partage de l’information. Et bien pour nous c’est tout vu : c’est non !

11/05/2011, mise à Jour : l'EPPS avait, peu avant la publication de cet article, publié quelques informations sur son site, notamment ce diaporama. Malheureusement, ce document occulte l'essentiel : le chiffrage en hectares des surfaces agricoles concernées. On persiste et signe....