Quand la droite essaye de revenir sur Orsay, c’est pour nous proposer de "retrouver le bon sens". C'est le slogan qui revient sur tous les tracts de Raymond Raphaël, sur lesquels CAS s'est un peu penché.


Le bon sens attaque très dur avec le message bleu foncé « On vous prépare les Tarterêts-sur-Yvette ». En lisant ce tract, on comprend qu’il n’y aura pas de liste d’extrême-droite à Orsay et qu'on est devant une attaque populiste, anti banlieue, anti mixité sociale. Franchement, jouer la peur des « autres » à Orsay, il faut n'avoir rien d'intéressant à dire, mais, à CAS, nous ne sommes sûrement pas les bons clients ! La mixité sociale justement, nous y croyons et  trouvons que l’actuelle municipalité devrait même aller plus loin. Quant à agiter avec les loups le torchon sécuritaire, c’est irresponsable, surtout dans une ville si tranquille.


Nous sommes plutôt écolo aussi. Mais justement, pour faire une écologie sociale, il faut construire dans les centres d'une ville ; alors oui mieux vaut construire au Centre et au Guichet, mais défigure-t-on pour autant les quartiers mon bon monsieur et ma brave dame ? Peut-être que Raymond Raphaël nous verrait tous dans des habitats comme sur la photo d'un de ses tracts : tous dans un bâtiment de maître comme la grande Bouvèche qui doit rassurer le chaland (ou peut être dans les baraques pour les petites gens qui ne devaient pas manquer d’entourer la dite Bouvèche en ses temps de gloire ancienne… ) Non franchement c’est pas sérieux, pour qu’il y ait de la vie il faut qu’il y ait de quoi se loger, pour tous les âges et toutes les conditions sociales.


Une autre idée qui tienne debout, alors ? Poursuivons la lecture de ces tracts si imaginatifs: le stationnement. Oui Madame ,oui Monsieur, le tout voiture est de retour. C’est reparti le beau thème bien populiste du « on peut plus se garer »… ben oui on peut pas se garer dans les centres-villes c’est pour ça qu’il faut penser la ville autrement, avec circulations douces et pas autour d'un parking de la taille du centre-ville (200 places promises, mais où ? à la place de la MJC, dans la cour du Lycée ?). C’est aussi juste oublier le trafic supplémentaire induit par la convergence des voitures vers le central parking !! Si le stationnement est un cauchemar pour Raymond Raphaël, il n’a qu’à prendre son vélo (même si l'actuel maire n'a guère fait en termes de pistes cyclables, comme on le regrette).


Alors bon, quoi d’autres ? Mais c'est bien sûr, les impôts. Bon, on n’a pas fait les comptes précis, mais le populisme antifiscal, ça fleure un peu le Tea Party. Et en fait on connaît bien le bilan Aubry avec ses dépenses engagées sur 2008 pour plomber les comptes du suivant, c’est une belle savonnette qui avait été préparée. C’est bien facile à Raphaël de s’en saisir, mais il faut qu'il ait la mémoire un peu courte.


Bref, pour les blasés qui penseraient que, dans une petite ville comme Orsay, il n'y aurait guère de distance possible entre les différentes façons de gérer la ville, Raymond Raphaël, à qui on ne pourra pas reprocher d'avoir pris les électeurs en traître, vient utilement nous rappeler ce qu'est une politique de droite, vraiment à droite.