L’abstention au deuxième tour de l’élection municipale d’Orsay confirme son bon score du premier tour, elle perd moins de 1%. L’appel, par les deux listes en présence, à la mobilisation des abstentionnistes n’a donc rien donné, les électeurs sont têtus(1). Les résultats du scrutin d'hier exprimés en pourcentage des inscrits, sont similaires à ceux que nous avions publiés à l’issu du premier tour. Voici donc les résultats d'hier, qui sont ainsi hautement significatifs et inquiétants :

  • Abstention, blanc et nuls :       37,7 %
  • Liste conduite par D Ros :       34,3 %
  • Liste conduite par R Raphaël : 28,0 %

C’est donc l’abstention qui remporte cette élection. En termes de sièges au conseil municipal, si l’on donnait voix aux « sans votes », cela donnerait :

  • Abstentionnistes et nullistes : 23 sièges
  • Liste conduite par D Ros :       6 sièges
  • Liste conduite par R Raphaël :  4 sièges

Evidemment, cette façon de projeter un conseil municipal à majorité abstentionniste en énervera plus d’un. Il n’empêche, en revenant aux scores sur les inscrits, que le résultat est sans doute historique : lors de l'unique tour de l’élection de 2008, les résultats en pourcentage du nombre d’inscrits s’établissaient ainsi :

  • Liste conduite par D Ros :        34,5 %
  • Liste conduite par MH Aubry :  33,7 %
  • Abstention, blanc et nuls :        31,8 %

Et en 2001 :

  • Liste conduite par MH Aubry :     37,7 %
  • Abstention, blanc et nuls :          34,7 %
  • Liste conduite par MF Parcollet : 27,6 %

C’est donc sans doute la première fois à Orsay que l’abstention arrive en tête d’un deuxième tour d’élection municipale (ou d’un tour unique). Désaffectation du politique dans laquelle la responsabilité des élus locaux est entière, qui n’a certes pas que des racines locales, mais qui doit être pris en considération à tous les niveaux, y compris local. Bref, aucun triomphalisme n’est de mise…

(1) Faisons au passage une mise au point : pas une voix des CAS n’a manqué pour rejeter la droite lors de ce deuxième tour, qu’on se le dise...