Dans son tout dernier tract de campagne, diffusé probablement jusqu'au vendredi soir très tard dans les boites aux lettres des Orcéens (ce qui fait que nous sommes nombreux à l’avoir trouvé samedi matin, soit en dehors des délais légaux), Raymond Raphael entretenait une savante ambiguïté qui avait pour but de tromper les électeurs. En observateurs attentifs de cette campagne, les CAS, attachés à la qualité de la vie démocratique, ne pouvaient pas laisser passer.


Regardons distraitement ce dernier tract: Raymond Raphaël y remerciait les 51% d'électeurs qui n'avaient pas voté au premier tour pour l'équipe sortante, et positionnait en bas de son tract un bandeau "Liste unique d'opposition". Une lecture distraite laisserait penser que cette liste "unique" représentait donc les 51% cités ci-dessus. Voyez comme le procédé est pernicieux: on additionne les 22,27 % de JC Péral et les 28,79 % de Raymond Raphaël, et on laisse croire que ces deux listes se seraient elles aussi additionnées, c'est à dire qu'elles auraient fusionnées. Lecture distraite, certes, et donc probablement celle qu’auraient pu faire de nombreux électeurs.


Or ces deux listes n’avaient pas fusionné. La liste de JC Péral s'était retirée entièrement, et la liste présentée par Raymond Raphaël était bien la même que celle qui, au premier tour, avait obtenu 28,79% des voix, et non 51%. JC Péral n'avait donné aucune consigne de vote. La tentative de hold-up discret sur les voix de la liste Péral était bien tentée, mais elle n’a pas marché. La droite orcéenne est en ruine, le souvenir de MH Aubry, sur le mode du « plus jamais ça » est encore vif dans l’esprit des habitants.