IMG00206-20140529-1818Cet après midi avaient lieu dans de nombreuses villes en France des rassemblements de soutien aux syndicalistes de la Confédération paysanne, emprisonné-e-s pour avoir participé hier à une action de démontage sur le site de la ferme industrielle des « 1000 vaches ». Cela nous intéresse à CAS, car si l'on veut réfléchir à quel type d'agriculture promouvoir pour le plateau de Saclay et quels types d'aliments on veut dans nos assiettes, il est important d'être conscient des menaces qui se profilent ailleurs.

Pour tout savoir sur le démontage lui même, il suffit de lire le très bon reportage de Reporterre, http://www.reporterre.net/spip.php?article5938, où l'on voit le ministre de l'agriculture, Stéphane le Foll, en plein dans ses contradictions : en théorie promoteur de l'agroécologie et en pratique laissant se développer un projet qui en est la négation complète.

IMG00207-20140529-1818Nous étions donc présents au rassemblement devant le palais de justice de Paris cet après midi. Au moins 200 personnes étaient là pour une action décidée dans l'urgence, pas si mal. Le rassemblement n'étant pas autorisé car n'ayant pas été déclaré à la préfecture, la police a informé les organisateurs qu'en cas de prises de parole publiques, tous les manifestants seraient arrêtés. La porte parole de la Confédération paysanne a donc pris le mégaphone pour informer les manifestants de cette menace. Tous ont accepté de braver la menace, les paysans de la Confédération paysanne et tous leurs soutiens (Attac, EELV, PG, Ensemble, Nouvelle Donne, les Amis de la Confédération paysanne) ont finalement pris la parole sans être inquiétés. Après la répression de la veille à Buigny-Saint-Maclou, Abbeville et Amiens, les autorités auraient-elles perçu que l'usage de la force n'est pas de nature à décourager la mobilisation ?

Au-delà des prises de parole de soutien, la Confédération paysanne nous a invité dans un petit tract à une belle leçon d'agro-économie et de politique agricole, en décryptant ce fameux projet des 1000 vaches. On s'est amusé à penser à ce que donnerait une ferme industrielle de ce type sur nos 2300 ha de terres agricoles du plateau de Saclay : on pourrait y installer une unique ferme de 760 vaches qui emploieraient 14 ouvriers agricoles employés au SMIC...

Ou au contraire, à l'inverse, on pourrait y promouvoir une agriculture de proximité, riche en emplois, pour alimenter en circuits courts les villes avoisinantes....

On choisit quoi ?