F o r u m I n f o . b l o g

Blog des citoyens actifs et solidaires, à Orsay, association de promotion de la démocratie participative locale, créée en 1995

19 septembre 2003

L'archéologie française se meurt

Publié dans ForumInfo n°14, septembre 2003

M. Jacques Chirac s'est ému, à juste titre des atteintes portées au patrimoine archéologique irakien; sans doute a-t-il oublié que son propre pays possède musées et sites archéologiques à protéger !

En France, l'Institut National des Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) contribue à la découverte de 80 % des sites archéologiques sur notre territoire.

Une loi sur l'archéologie, attendue depuis 20 ans par les archéologues, a fourni en 2001, un cadre législatif aux activités de recherche archéologiques. L'ensemble des opérations liées à un projet d'aménagement du territoire est ainsi soumis à autorisation (permis de construire, démolir, etc…) du Service Régional de l'Archéologie (SRA), lié au ministère de la culture. Sur avis du SRA, le préfet de région prescrit ou non la réalisation d'une opération archéologique confiée à l'INRAP et financée par une redevance à la charge de l'aménageur.

Les aménageurs (promoteurs privés, SNCF, DDE, autoroutiers,…) doivent donc financer les opérations archéologiques au "coup par coup" et non pas de façon mutualisée entre tous les aménageurs, ce qui crée des inégalité entre eux.

Afin de remédier à ces inégalités et assainir la situation (pratiques de clientélisme au sein des régions notamment), les archéologues ont réclamé la révision de la loi 2001.

Raccarin, casse-fouilles !

C'est alors qu'une poignée d'aménageurs, par ailleurs puissants, et quelques élus ultra-libéraux ont mis le feu aux poudres fin 2002 en imposant au gouvernement Raffarin l'idée d'une privatisation et d'un démantèlement national.

Début 2003, le budget de l'INRAP est amputé de 25 %, condamnant de facto 600 agents sous CDD au chômage et entraînant l'interruption de nombreux travaux de recherche.

Parallèlement, le Ministère de la Culture donne l'ordre au SRA de réduire de 75 % les interventions de diagnostic et de fouilles. En clair, d'ici quelques mois, de nombreux sites potentiels seront détruits à jamais. Comme si cela ne suffisait pas, les archéologues de l'INRAP reçoivent officieusement la consigne de ne rien trouver. Par ailleurs, si l'aménageur connaît le numéro de téléphone du préfet, tout est négociable !

Toujours plus : en avril 2003, le gouvernement émet un projet de loi comportant un découpage de la chaîne opératoire scientifique, la mise en concurrence d'opérateurs publics et privés et une réduction drastique des effectifs (1200 agents INRAP aujourd'hui). Les professionnels de l'archéologie jugent ce projet irrecevable car contraire aux principes de la recherche et aux intérêts de l'aménagement du territoire.

La seule alternative préconisée par les scientifiques et nombre d'aménageurs consiste à mutualiser le financement de l'archéologie par les aménageurs. A titre indicatif, le chiffre d'affaires des entreprises BTP pour l'année 2000 avoisine les 150 milliards d'euros. Cette même année, le budget de l'archéologie préventive représente 0,055% de cette somme. Une goutte d'eau.

Cette crise sans précédent ne permet plus aux archéologues de remplir leur mission.

Alors, ils tentent d'attirer l'attention par le biais de diverses actions : lettre au président, occupation de sites archéologiques majeurs, de Monuments Historiques, du Ministère de la Culture; les archéologues s'enchaînent ponctuellement depuis fin mai devant le Conseil d'État, l'Assemblée Nationale ou le Sénat.

Ou encore, pêle-mêle : conférences de presse, blocage du chantier de l'itinéraire très grand gabarit de l'A380 près de Toulouse, participations à tous les défilés nationaux et locaux…

Ces actions, somme toute modestes, irritent M. Aillagon, Ministre de la Culture, qui a d'ailleurs demandé aux journalistes "culture" de ne plus se faire l'écho des revendications de la communauté archéologique.

En définitive, M. Raffarin se préoccupe bien peu de "la France du sous-sol" et M. Chirac lui donne sa bénédiction pour engager le sacrifice du patrimoine archéologique national. Pourtant, la prise en compte de la Mémoire de nos sociétés est une décision éminemment politique.

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15 janvier 2003

Le centre culturel d'Orsay, feuilleton de l'année 2002

Publié dans le ForumInfo n°13, janvier 2003

"Les aspects d'urbanisme et d'insertion dans le site seront prioritaires"…"toutefois, la création de ce centre est aussi un moyen, pour un petit nombre, de s'offrir une tribune et de récupérer à des fins démagogiques un projet d'avenir qui fait l'unanimité tant sur le plan régional que national…". Les propos du maire au sujet du centre culturel (cf. bulletin d'informations municipales "les échos d'Orsay" d'avril 2002), s'il pratiquait l'autodérision, pourraient prêter à sourire. Mais ses agissements ont plutôt eu l'effet de mettre en ébullition une large frange de la population orcéenne, notamment lors d'une manifestation mémorable le 22 juin 2002.

Mal situé…

A l'évidence, le haut (15 m), long (51 m) et étroit (10 m) centre culturel qui devait être aujourd'hui en chantier, aurait créé un couloir sonore et visuel par rapport au bâtiment en vis à vis et ne pouvait que rompre l'harmonie du site ancien de la Bouvêche, dont une partie de l'enceinte devait être détruite.

A l'erreur d'urbanisme se cumulaient deux énormes écueils.

...mal conçu…

Le premier écueil concernait l'aspect fonctionnel d'un tel centre.

Une nouvelle salle polyvalente devait être créée, n’offrant guère plus de places (360 places) par rapport aux 250 places de l'actuelle salle Jacques Tati. Mais le projet initial prévoyait d'y installer des sièges fixes, ce qui enlevait tout l'avantage de la modularité d'une telle salle.

D'autre part, alors qu'il existe déjà un auditorium à côté du cinéma, le projet devait comporter un auditorium creusé (dans une zone d'affleurement de sources !), choix dispendieux et non dénué de risques chroniques de fuites d'eau.

Enfin, ce centre ne pouvait offrir que relativement peu de surface : 1000 m² pour l'auditorium et 2000 m² pour l'ensemble des disciplines qu'elle devait abriter (musique, théâtre, danse, peinture, sculpture) et des locaux pour accueillir les associations.

...trop cher.

Le second écueil était d'ordre financier. Le coût hors taxes annoncé s'élevait à 54 millions de francs (MF), dont 20 MF provenant de subventions (région et département). A cela, il aurait fallu ajouter les frais de construction des parkings (14,4 MF pour 120 places), d'aménagements intérieurs, d'accès, d'aléas de construction.

Ce budget mal ficelé aurait conduit la commune d'Orsay à s'endetter lourdement et ce d'autant que les finances de la municipalité ont été mises à mal par le déménagement de PFIZER en 2001, ancien premier contribuable de la ville (7 MF par an de taxe professionnelle).

Les associations ont d'ailleurs rebondi sur l'opportunité qui s'offrait alors à la commune d'acquérir le site PFIZER pour y installer son centre culturel. En effet, celui-ci offre une surface généreuse (11000 m²) sur un large terrain de 4,6 ha, et ce à deux pas du centre.

Une partie des locaux pouvait être louée à des entreprises, faisant entrer de l'argent à la commune, et une autre partie pouvait être consacrée à la culture. Mais le Maire n'a pas voulu user de son droit de préemption et de la possibilité d'achat à un prix inférieur à celui du marché. Le site PFIZER est aujourd'hui en cours de vente à la société SOGELYM-STEINER, à qui un permis de construire a été accordé le 25 octobre 2002.

C’est moi qui décide

Car Madame le Maire semble mépriser la démocratie et les orcéens. Les associations, à l’initiative du CASCO, collectif d’associations orcéennes regroupant la MJC, l’ASO et le CAO, relayées par CAS dans Forum Info, puis rejointes par l'ASEOR et "Le Quartier La Bouvêche" se sont escrimées pendant un an à demander à faire partie d'un groupe de travail sur le centre culturel, à consulter les plans, à faire des suggestions constructives (dont le site PFIZER). Et les 6000 signatures de pétition n'ont pas fait plier Madame le maire, qui a mené une véritable guerre d'usure en ne répondant pas aux courriers d'associations, en décalant les rendez-vous pris et en les annulant à la dernière minute.

Madame le maire s’est comportée en véritable despote et n’a pas accepté un contrôle démocratique. Ainsi, au cours du fameux conseil municipal du 25 mars 2002, pendant lequel 32 policiers de la BAC (Brigade Anti Criminelle) sont intervenus à sa demande pour "faire régner l'ordre public", les conseillers municipaux fantoches de la majorité ont "voté" à huis clos la programmation budgétaire du centre culturel et ce, sans avoir été mis au courant du fond du dossier.

Conséquence : même si le centre culturel ne voit pas le jour, 279.000 euros (1,8 MF) ont été dépensés au cours de l'année 2002. En ajoutant les 232502 euros (1,5 MF) déjà dépensés en 2001, les orcéens auront payé plus de 3 MF pour financer les frais de pré-étude d'un centre culturel virtuel.

De plus, l'opacité du choix du lauréat est totale : le jury d'examen (Madame le Maire, trois élus de la majorité, trois architectes d’un bureau d’étude et trois personnalités "qualifiées") chargé de sélectionner les propositions d'architectes a rendu un choix très tôt (10 janvier 2001 validé par le conseil municipal le 14 mai 2001) sans qu'aucun rapport sur ce choix n'ait été présenté à la population. Le lauréat (cabinet HERBERT-PELIZZA) , est spécialisé en architecture d'intérieur et sans expérience sur des projets tel qu'un centre culturel. Par ailleurs, et par hasard, l’une de ses membres est une amie d'enfance de Madame le Maire.

L'abandon du projet de centre culturel a été officiellement prononcé lors du conseil municipal du 25 novembre 2002. Cependant, l'avenir ne se présente pas sous les meilleurs auspices pour Orsay qui est devenu le terrain de jeu de promoteurs immobiliers et ce, par l'entremise de son maire, autoritaire et sans vision d'avenir pour la commune qu'il est censé gérer.

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09 janvier 2003

MJC, touchée...coulée ?

Publié dans le ForumInfo n°13, janvier 2003

mjcEn cherchant la MJC, vous prenez la rue de Paris puis l'allée de la Bouvêche et vous trouvez porte close. En continuant un peu plus bas, dans le parc, vous trouverez la maison des associations et au premier des bureaux administratifs de la dite MJC. Où se trouve donc le foyer si sympathique ? le club vidéo ? la salle d'exposition ? Savez vous par ailleurs que la MJC est la seule association d'Orsay à perdre 10 000 euros (vous avez bien lu : c'est bien dix mille) de subventions ?

Madame Aubry a la rancune tenace et n'aura de cesse que de voir disparaître complètement la MJC de son paysage urbain. Défendez ce lieu en adhérant en masse et en faisant connaître votre désaccord à vos élus. Exigez la réouverture de la Maison MJC, c'est à dire un lieu ouvert et convivial de rencontres pour tous les orcéens.

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05 janvier 2003

"Madame la Maire n'a pas de locaux ..."

Publié dans le ForumInfo n°13, janvier 2003

Le changement d'affectation des locaux aux associations tient plus du "jeu des chaises musicales" que d'une vraie réflexion et réponse adaptée aux besoins réels des dites associations.

Règles du jeu des locaux municipaux :

1/ Choisir les joueurs malgré eux : ASO, MJC, CAO, ...liste non exhaustive, plus on est de joueurs, plus le jeu est passionnant !

2/ Déclarer les locaux insalubres

3/ Vider les habitants de ces locaux

4/ Changer les serrures

5/ Laisser vides les locaux utiles

Pour éliminer les joueurs le plus vite possible, il faut :

1/ Ne pas tenir compte des besoins des associations.

2/ Ne pas poser de questions sur les activités des associations et répondre à leurs besoins.

3/ Ne pas prévoir de foyer ouvert le soir.

4/ Ne pas avoir de locaux à usage exclusif

5/ Les empêcher de se réunir.

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