19 juin 2009
Les Ulis dans la CAPS : cohérence du territoire contre petits calculs politiciens
Dans quelques jours l’ensemble des villes de la CAPS se seront prononcées pour ou contre l’entrée des Ulis dans leur communauté d’agglomération. Le résultat semble incertain alors que l’enjeu de ce rattachement est très important. Tout devrait se jouer lundi prochain…
Un peu d’histoire
La commune des Ulis entretient des liens étroits avec les communes de la CAPS. Il suffit de regarder la carte pour voir que les Ulis, Orsay et Bures sont très enchevêtrés et font partie du même tissu urbain. Et pour cause : la ville des Ulis correspond à une zone d’urbanisation prioritaire lancée dans les années 60 sur des terrains dépendant des villes d’Orsay et de Bures sur Yvette. C’est en 1977 que la création de la commune a été décidée, suite à des référendums dans les deux villes donnant à de très courtes majorités la préférence à la création d’une nouvelle commune. Pour faire très court, les ouvriers d’un coté, et les milieux aisés de l’autre et les vaches seraient bien gardées. Et cette vision est tenace : en 2001, lors de la campagne électorale pour les municipales et au moment où se constituaient les communautés d’agglomérations, Marie-Hélène Aubry, alors Maire d’Orsay écrivait dans ses tracs : "Nous ne voulons pas devenir la banlieue des Ulis". La mixité sociale n’a jamais été son fort…
Les règles du jeu
Après une tentative manquée en 2003, il y a du nouveau depuis peu : le 26 mars 2009, le conseil communautaire de l’actuelle CAPS a voté en faveur de l’entrée des Ulis dans la CAPS. Les conseils municipaux des villes ont alors 3 mois pour faire connaître leur avis. Et pour que l’adhésion soit validée, il faut soit que 2/3 des communes représentant au moins 5O% des habitants votent "oui", soit que 1/2 des communes représentant 2/3 des habitants votent "oui".
Les forces en présence
Aujourd’hui où en sommes-nous ?
Il y a un pôle favorable : Orsay, Gometz, Igny, Palaiseau, Villiers et Saclay. Les conseils municipaux de ces villes se sont déjà tous prononcés positivement.
Et un pôle défavorable : Bures, Gif, St Aubin. Les conseils municipaux de Bures et St Aubin se sont déjà prononcés, reste Gif qui devrait dire non le 30 juin. On voit poindre un clivage gauche (pour) droite (contre). L’entrée des Ulis donnerait en effet une majorité aux socialistes dans la CAPS (aïe ! il va falloir redoubler de vigilance…). Gif et Bures défendent d’ailleurs un projet de super-communauté d’agglo englobant la CAPS, la CA Europ’Essonne (autour de Massy), la communauté de communes Cœur du Hurepoix… et les Ulis ! Car dans ce grand périmètre, la balance pencherait plutôt à droite, dès lors l’entrée des Ulis n’est plus un problème…
Sortez les calculettes
Alors qui gagne ? A première vue les opposants : En effet Orsay + Gometz + Igny + Palaiseau + Villiers le Bâcle + Saclay ne font pas les 2/3 des communes (il en manque une) et ne font pas non plus les 2/3 des habitants (64.4% selon nos calculs).
Bures + Gif +St Aubin peuvent donc à elles trois faire capoter une nouvelle fois l'élargissement. Tiens, 3+6=9, il en manque une… Bon sang mais c’est bien sûr, Vauhallan. En cas de vote favorable on passe le seuil de 2/3 des villes… Tout repose donc sur cette petite commune de 2000 habitants et son vote prévu le 22 juin.
A suivre très bientôt…
Dernière minute - 30 juin 2009 : Le vote à Vauhallan, qui devait avoir lieu le 22 juin, a été reporté. On imagine d'ici les tractations, discussions de couloirs, frénésie des téléphones portables qui ont du accompagner ce pur moment de la vie politique locale, bien comme on ne les aime pas, nous les CAS. Le vote a finalement eu lieu le 27 juin et le conseil municipal de Vauhallan a donné un avis favorable à l'entrée des Ulis dans la CAPS. La majorité qualifiée est donc désormais atteinte, quelque soit le vote de Gif (qui doit avoir lieu le 30, mais aura-t-il lieu ?). Ne manque donc que la décision du préfet. Un des éléments de la négociation semble avoir été de modifier les statuts de la CAPS de sorte que désormais toutes les villes de la CAPS disposeront d'au moins une vice-présidence au conseil communautaire, ce qui n'est pas plus mal...
21 mai 2009
La CAPS veut jouer les parisiennes
Grand concours de noms, ouvert à tous !
La C.A.P.S - Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay - a décidé de changer de nom.
Pourquoi pas, c'est pas très joli, CAPS... Capsule, décapsuler, décapsulons... A la votre !
Lors de l'inauguration, la semaine dernière, de la nouvelle voie en site propre qui relie Massy à polytechnique, le président de la CAPS, François Lamy, également maire PS de Palaiseau, a fait une proposition en ce sens : la CAPS deviendrait Communauté d'Agglomération Paris-Saclay... Nom repris le soir même sur le site de la CAPS et qui sera voté en conseil la semaine prochaine.
Soyons clair, on trouve ça nul !
On souhaite afficher notre identité plutôt que de la perdre ; on ne souhaite pas que les choix pris sans concertation soient validés par un nom qui ne nous appartient pas ; et puis on voudrait pouvoir faire des contre-propositions pour le prochain conseil.
Alors on vous propose un petit jeu sous forme de concours d'idées de noms, c'est mode dans le cadre de cette OIN.
On peut imaginer plusieurs catégories pour vos propositions :
- Catégorie réaliste : un vrai joli nom pour notre communauté de communes.
- Catégorie surréaliste : une vraie jolie idée pour montrer les décalages entre les projets de nos élus et ceux des habitants
Vous pouvez aussi bien sur être hors catégorie... vous êtes quand même sur le blog de CAS !
Cliquez sur Commentaires pour exprimer vos idées
Merci !
Dernière minute - 22 mai 2009 : le thème du changement de nom n'apparaît finalement pas encore à l'ordre du jour du prochain conseil, mais ce projet existe bel et bien et mérite d'être débattu.
Dernière minute - 30 juin 2009 : le changement de nom de la CAPS a finalement été mis à l'ordre du jour du Conseil communautaire du 25 juin.... mais n'a finalement pas été mis au vote. Il est effectivement apparu que ce projet risquait de ne pas obtenir la majorité du Conseil, ce qui aurait été du plus mauvais effet. Le plateau de Saclay reste donc bien un plateau (à vocation agricole), en attendant la prochaine offensive urbanoïde.
13 mai 2007
Inondations à la CAPS
Compte rendu du Conseil communautaire du 10 MAI 2007, 19H30.
Des documents, sur lesquels les élus auront à se prononcer, sont déposés juste avant la séance.
Celle-ci commence un peu après 19H30 avec l'appel des élus par F. Lamy :
- Madame Aubry ?
- …
- Mme Aubry est en avance !
…
En effet, elle arrive 20H15.
Entre temps, et avant d'entamer les sujets à l'ordre du jour, M. Bournat, maire de Gif, prend la parole pour proposer une motion, qu'il nous lit. L'inondation catastrophique du 29 avril qui a dévasté le centre ville de Gif près du confluent de la Mérantaise (qui coule depuis le plateau de Saclay) et de l’Yvette est la 4ème catastrophe de ce type en 12 ans (1995, 1999, 2001, 2007).
« Qu’on ne parle plus d'évènement centennal, voir vingtennal, des dossiers de réflexion, il en a plein les tiroirs ». Il faut maintenant agir, à tous les échelons. Entre autre, il propose avant de développer le plateau de Saclay, une étude hydraulique et la révision des objectifs de l'OIN.
F. Lamy répond, (très) longuement et fermement :
Bien sur, il comprend le problème des habitants inondés.
Mais ce n'est pas l'aménagement actuel du plateau qui est en cause. Par ailleurs, on n'a pas pu faire certains aménagements dans ce coin de la vallée pour cause de marais à préserver, de présence de petites grenouilles bleues (sic).
Il est 20H37 et MH. Aubry sort.
Elle revient à 20H50. MH. Aubry, discute 5 minutes avec l'assesseur (qui la retient ?), va s'asseoir, et partira définitivement à 21H00.
Pendant ce temps, intervention d'une élue de Bures qui propose une motion plus soft.
Le maire de Villiers le Bâcle, dont la commune a également été sinistrée, prend la parole, et explique que les pompiers n'ont pas évacué, volontairement, autant d'eau qu'ils auraient pu le faire, car celle-ci se serait déversée en plus dans Gif.
Et donc, pour sauvegarder Gif (et par ricochet les villes en aval Bures, Orsay...), on a inondé Villiers !
Suspension de séance, pour rédiger la motion proposée par l'élue de Bures.
A la reprise, embrouille autour du point n° 3, sur le vote pour la constitution d'une agence d'urbanisme sur le territoire de Massy, Saclay-Palaiseau, Versailles, St Quentin.
Il semble que les documents déposés au dernier moment sur les tables concernent ce sujet et soient différents de ceux reçus par les élus et étudiés avec l’ordre du jour ! Il y manquait notamment l'aspect « durable » initialement présent. La discussion s’anime, dure au moins une heure et finalement F. Lamy excédé annule et reporte ce point.
Le point n° 6 concernant l’abrogation du schéma directeur du plateau de Saclay est reporté à la prochaine séance du Conseil. Les points 7 à 30 sont expédiés à vive allure.
Et en fin de séance, on distribue la nouvelle forme de la motion.
On la lit.
M. Bournat fulmine contre cette version et propose de passer au vote, d’abord sur la sienne.
F. Lamy accepte et compte les voix dans une relative confusion. M. Bournat doit recompter : 17 voix pour (Gif, Orsay, Villiers, Vauhallan), 16 contre, 4 abstentions.
La motion de Gif est adoptée ?
L'ambiance
est au mécontentement, j'entends une élue dire qu'elle n'avait pas
compris ce qui s'était passé, qu'elle s'était abstenue. Des regrets en
somme... Non la motion n'est finalement pas adoptée après recomptage...
La séance est levée à 23H15.
07 avril 2007
Abrogeons, toutes affaires cessantes…
Résumé des épisodes précédents :
Dans
notre contribution à l’enquête publique sur l’abrogation du Schéma
directeur du plateau de Saclay, nous nous étonnions que cette
abrogation ne s’accompagne pas de la mise en place d’un SCOT, qui
permet de définir précisément l’usage du territoire.
Le président de la CAPS, François Lamy nous a répondu le 15 Mars que ce SDL était devenu illégal du fait d’une nouvelle loi et inapplicable du fait du retrait des communes des Yvelines.
Détail : cette nouvelle loi date de… décembre 2000, et le retrait des communes des Yvelines de 2001. Comment a-t-on pu vivre 6 ou 7 ans avec un document illégal et inapplicable ? On aurait sans doute pu attendre encore un an, le temps que le nouveau SDRIF soit établi et élaborer simultanément un SCOT.
Cette soudaine précipitation renforce notre pressentiment : le fait que cette abrogation intervienne aujourd’hui obéit à une autre logique.
Affaire à suivre …
30 mars 2007
La CAPS, salon de lecture de la Maire d'Orsay
Le 29 Mars 2007 s'est tenu à Orsay le Conseil communautaire réunissant les délégués des 10 communes de la CAPS, Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay, dont la ville d'Orsay fait partie. Marie-Hélène Aubry, Maire d'Orsay, a participé à ce Conseil, et son activité durant les 4 heures du Conseil s'est répartie à peu près comme il suit :
- un tiers du temps de participation effective aux débats du Conseil
- un tiers du temps d'absence
- un tiers du temps de lecture de la presse
Voici les pointages relevés par nos enqueteurs :
19h30 : horaire de convocation du Conseil
20h13 : Arrivée de Madame Aubry
20h14 - 20h24 : Lecture de documents non identifiables, ayant probablement trait à l'ordre du jour
20h25 - 20h46 : Lecture du Figaro
20h47 - 21h15 : Lecture du Monde
21h16 : Madame Aubry quitte l'assemblée sans raison apparente
21h45 : Madame Aubry revient dans la salle du Conseil
21h46 - 21h50 : Lecture de documents non identifiables, ayant probablement trait à l'ordre du jour
21h51 - 22h20 : Lecture du Monde
22h21 - 22h25 : Lecture de documents non identifiables, ayant probablement trait à l'ordre du jour
22h26 - 22h30 : Lecture des Echos
22h31 - 23h25 : Participation effective aux débats
23h26 - 23h30 : Lecture du Monde
23h31 - 23h35 : Madame Aubry se lève et va s'assoir à cote d'un autre délégué, avec lequel elle entame une conversation apparemment sans rapport avec les débats
23h36 : Fin du Conseil
Et pendant ce temps d'inattention ou d'absence, étaient débattus des sujets aussi importants que le budget de la CAPS pour 2007 ou la création d'un centre de culture scientifique....
Mais surtout, il y a la manière: madame Aubry lisait ses journaux de façon ostensible (ou ostentatoire !), le journal légèrement dressé, de sorte qu'il était facile même à distance de lire les titres, passait les journaux à ses voisins (un peu gênés), etc.
Un vrai jeu de scène, comme s'il s'agissait de se donner une contenance dans une assemblée qui n'est pas de son bord (majoritairement à gauche), et de manifester ainsi le peu de considération qu'elle y porte. Image désastreuse pour la politique...
Si un beau jour Madame Aubry se retrouve dans l'opposition au Conseil municipal d'Orsay, viendra-t-elle avec sa pile de journaux ?
12 janvier 2007
Nouvelle enquête publique sur le projet d'abrogation du SDPS
Une nouvelle enquête publique sur l'abrogation du Schéma Directeur du Plateau de Saclay (SDPS)
se déroulera du 15 janvier au 16 février 2007.
Vous pouvez consignez votre avis sur le registre d'enquête
du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h30
dans les locaux de la CAPS :
Parc Orsay Université - 1 rue Jean Rostand (salle du Conseil) - Orsay
Vous pouvez aussi l'envoyer par courrier
au Commisaire enquêteur à l'adresse suivante :
Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay
A l'attention de Mme Chantal Lecomte,
Commissaire enquêteur sur l'abrogation du Schéma Directeur du Plateau de Saclay
Parc Orsay Université
1 rue Jean Rostand
91898 Orsay Cedex
Il est possible également de rencontrer le commissaire enquêteur à la CAPS les jours suivants :
- Lundi 15 janvier, de 14h à 17h30
- Vendredi 26 janvier, de 14h à 17h30
- Mercredi 7 février, de 14h à 17h30
- Vendredi 16 février, de 14h à 17h30
Pour voir l'avis que CAS avait déposé lors de la précédente enquête, cliquez ici
Soyez nombreux à donner votre avis...
02 novembre 2006
L’Opération d’Intérêt National Massy-Saclay-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (7)
Episode 7 : la position de CAS, déposée dans le cadre de l'enquête publique
Madame Chantal Lecomte
Commissaire Enquêteur
CAPS
1 rue Jean-Rostand
91400 Orsay
Orsay, le 2 novembre 2006
Madame,
L’association Citoyens Actifs et Solidaires d’Orsay se prononce contre l’abrogation du Schéma directeur du Plateau de Saclay.
En effet cette abrogation n’est pas assortie d’un projet de SCOT, comme c’est le cas chaque fois qu’il s’agit simplement de se mettre en conformité avec la loi SRU. Dans cette situation, dans le temps de latence entre la fin du Schéma directeur et la création d'un hypothétique SCOT, c'est l'actuel Schéma Directeur d'Île de France qui s'applique. La protection de 2000 ha de terres agricoles du plateau n’est plus assurée comme cela était le cas dans le Schéma directeur du Plateau de Saclay.
Nous demandons donc le maintien de l’actuel schéma directeur du Plateau de Saclay tant qu’un SCOT assurant la protection des 2000 ha de terres agricoles n’aura pas été créé.
Il nous apparaît que ce projet d’abrogation sans substitution par un SCOT n’a pour seul objectif que de permettre la mise en place de L’Opération d’Intérêt National Massy-Saclay-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
Pour les Citoyens actifs et solidaires,
Olivier Réchauchère,
Président


