F o r u m I n f o . b l o g

Blog des citoyens actifs et solidaires, à Orsay, association de promotion de la démocratie participative locale, créée en 1995

23 septembre 2009

Concertation sur le plateau de Saclay : nous sommes déconcertés…

L’été s'est terminé officiellement le 22 septembre, et il est grand temps de faire le point sur les manœuvres concernant le plateau de Saclay. Comme tout cela est fort complexe, commençons d’abord par un petit rappel des épisodes précédents. Quatre pièces du puzzle avaient (parmi d’autres) retenu notre attention :

  • Ebauche d’une concertation sur l’aménagement du plateau de Saclay en mai, lorsque Pierre Veltz, délégué interministériel en charge de l’Etablissement public de Paris-Saclay, avait reçu le monde associatif. Prise de contact encourageante et inquiétante à la fois, comme nous en avions rendu compte dans ce blog. Rendez vous était pris pour l’automne.
  • En toile de fond de cet échange, le projet de loi pour la création de l’établissement public Paris-Saclay, c'est-à-dire de la structure administrative (et néanmoins politique) qui sera chargée de conduire cet aménagement : nous avions étudié de près une des premières versions de ce texte, et là aussi de nombreuses questions restaient en suspend.
  • Troisième pièce, le plan Campus, volet scientifique de l’opération, qui claironne fièrement que "Les financements annoncés, d'une hauteur de 850 millions d'euros, enclenchent de manière irréversible les réalisations attendues sur le plateau de Saclay". L'irréversibilité se suffit d'une annonce désormais? Notre analyse du financement de l’opération diverge quelque peu.
  • Enfin, quatrième pièce du puzzle, le projet de loi du « Grand Paris », projet annoncé le 30 juin 2009 par Sarkozy soi-même pour une mise en œuvre à l’automne, et là aussi nous avions publié nos inquiétudes sur le projet.

Nous y voici donc, à l’automne. Les choses ont-elles avancé ? Oui, mais pas dans le sens que l’on attendait : chaque jour, de nouveaux signes d'autoritarisme et de négation de la concertation apparaissent. En voici deux exemples :

1) Une re-écriture jacobine du texte du projet de loi Paris-Saclay

L’ébauche du projet de loi du Grand Paris circule. Nous la mettons ici en téléchargement. Et que retrouve-t-on dans le «Titre 5» de ce projet ? Pratiquement mot pour mot le texte du projet de loi pour la création de l’établissement public Paris-Saclay. Il y a donc eu fusion entre les deux textes. Le sort du plateau se retrouve ainsi intimement liés à celui du Grand Paris. Mais en réalité, ce Titre 5 est une version modifiée du texte que nous étudiions il y a déjà presque un an. Il est donc intéressant de comparer les deux versions, pour voir ce sur quoi il a évolué… et c’est fort instructif, sur deux points précis:

- Dans l’ancien texte, la politique des transports sur le plateau de Saclay était de la responsabilité d’un syndicat mixte   spécialement créé pour l’occasion mais qui était tenu de travailler en accord avec le STIF, c'est-à-dire avec l’organisation qui gère les transports collectifs dans l’Ile de France. Dans le nouveau texte, en cas de désaccord, c’est le syndicat mixte qui a le dernier mot . Les collectivités territoriales fédérées dans le STIF semblent donc un peu dépossédées de leurs responsabilités…

Mais surtout :

- Dans l’ancien texte, un article était consacré à la concertation : "Le président de l'établissement public organise, pendant la durée des études, une concertation dans les conditions définies par l'article L. 300-2. Le projet d’orientations générales d'aménagement est tenu à la disposition du public dans des conditions définies par décret." Dans le nouveau texte, cet article est purement et simplement supprimé. Assez perdu de temps avec "les débats qui n’en finissent plus" : les menaces de Sarkozy d’avant l’été semblent prendre forme.

2) Une non-concertation planifiée

Malheureusement, rien ne semble pouvoir nous rassurer localement : la Mission de préfiguration nous a récemment invité à une séance de travail, invitation reçue le lundi 7 septembre pour une réunion le mercredi 9 suivant, et en nous envoyant les informations à étudier la veille de la réunion ! Nous avons refusé de jouer ce jeu. D’autant qu’au début de l’été, la Mission a lancé un appel d’offre auprès de cabinets d’urbanismes, en leur demandant de proposer une "stratégie spatiale à l’échelle du périmètre de l’Opération d’Intérêt National (OIN)" qui se traduira sous forme "d’orientations générales d’urbanisme".

Mais c'est précisément sur ces options d'orientations générales que nous réclamons un débat public depuis 2006 ! Nous avons donc protesté auprès de la Mission par un courriel resté depuis lors sans réponse….

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03 juillet 2009

Grand Paris : dérive autoritaire ? et déréglementaire ?

La défense, 30 juin.
Nicolas Sarkozy annonce une loi sur le grand Paris à l’automne.

Une loi ? En avons-nous besoin ? D’autant qu’à la lecture du discours, cette loi ne semble être rien d’autre que l’attribut du pouvoir contre les dispositifs de concertation actuels, contre les règles (d’urbanisme), contre les territoires, ou, encore contre le statut de la RATP.

Reprenons point par point ces éléments de lecture du discours.

- Nicolas Sarkozy veut "accélérer les procédures" pour "éviter les études interminables, les débats qui n’en finissent plus". On apprécie, alors que l’on attend toujours le grand débat public à propos du plateau de Saclay...
Conséquence 1 : un texte contre la concertation… Tout en annonçant un débat pour l’hiver 2010 (pendant la campagne des régionales).
Conséquence 1bis, sous forme de question : aura-t-on une seule concertation pour le grand Paris ? Est-ce à dire qu’il y aura un gigantesque objet traité très vite ? Et traitant de quoi : d’une orientation générale, ou d’une infinité de questions hyper locales…
En un mot, on redoute un grand débat très éloigné du terrain, clos rapidement, et qui ne permet en fait que de légitimer ce qui est décidé. La démocratie serait-elle aussi "un truc qui s'éternise pour aboutir à rien" pour reprendre les propos présidentiels ?

- Et puis Nicolas Sarkozy a souhaité un texte pour établir des périmètres "autour des gares où les procédures d’urbanisme seront assouplies".
Conséquence 2. Un texte pour déréglementer l’urbanisme, pour favoriser l’action des promoteurs. Densifier l'existant, pourquoi pas, l'extension de la ville est défavorable au développement durable, mais n'est-ce pas aux collectivités locales de le décider ?

- Ensuite la création d’un "établissement ou même d’une société à capitaux publics (…) chargé de la maîtrise d’ouvrage et d’aménagement". Le modèle de La Défense revient régulièrement dans le discours. Les amis promoteurs de Hauts-de-Seine apprécient certainement.
Conséquence 3. Un outil ad’hoc donc, dont on attend avec impatience le modèle de transparence et de gouvernance.

- Enfin, la RATP devra se moderniser, pour faire face à ces défis majeurs, et devenir une "véritable entreprise publique", "c’est l’ouverture progressive à la concurrence dans 20 ou 30 ans des transports parisiens".
Conséquence 4. La déréglementation des transports est clairement affichée. La RATP devra s’adapter… et pourra donc être mise en concurrence. Nous pourrions avoir un système morcelé avec des sociétés différentes coexistant sur le réseau. Pour ceux qui aiment Ken Loach, on vous conseille le film The Navigators ; c’est un parfait résumé des dégâts de la déréglementation des transports britanniques. Rappelons que suite à la dégradation radicale des conditions de transports et à plusieurs accidents graves, Tony Blair avait décidé de renationaliser…
Voici le choix qui sera imposé à la RATP : soit rester sous tutelle publique et se limiter au marché parisien, soit s’inscrire dans une logique concurrentielle pour pouvoir étendre son champ de compétence (ie viser les transports à Lille ou Marseille). Et dans ce cas c’est toujours le PDG qui décide… et qui nomme la direction ?

30 juin 2009

Travailler toujours plus : pas de trêve estivale pour le projet Saclay

Nous publions ici le compte rendu de la réunion entre les associations du plateau de Saclay et la mission de préfiguration de l’établissement public de Paris-Saclay qui a eu lieu le 25 mai et dont nous avons déjà largement rendu compte :

  • des points inquiétants comme le déménagement de la fac d’Orsay, et le métro traversant le plateau, deux points cruciaux du projet qui ne semblent pouvoir être mis en cause ;
  • des points positifs aussi, comme la confirmation de la préservation de 2 300 hectares de terres agricoles, hors espaces boisés classés et golfs, l’accord de principe sur l’organisation d’un débat public (quand on "n’est pas opposé", c’est bien qu’on est d’accord, non ?).

En conclusion, il a été "convenu de se retrouver à la rentrée pour trancher notamment la question des modalités de débat autour de la concertation et de l’éventuel Débat Public."
Mais voila que ce qui ressemblait à une ébauche de dialogue semble devoir tourner court : c’est en effet par la presse que nous avons appris deux initiatives complémentaires de la Mission et de la Fondation de coopération scientifique (qui conduit le volet scientifique de l’opération) qui ne semblent pas devoir attendre la rentrée.

Ainsi, dans Le Monde daté du 23 juin, était publié une offre d'emploi pour un chef de projet du Campus du Plateau de Saclay, dont la mission serait de "faire émerger des solutions". Plus intéressant, dans le Moniteur du 19 juin, un article annonçant le "lancement d’une consultation de maîtrise d’œuvre paysagère et urbaine" pour "définir les grands principes d’aménagement du plateau". Bigre, de quoi va-t-on débattre dans le débat public à demi promis si les grands principes sont déjà déterminés ? des "petits" principes ?

La réception des candidatures pour cette consultation se fera d’ici le 15 juillet, remise des offres début octobre et, dans l’intervalle entre ces deux dates, un "ensemble de visites et d’échanges avec les acteurs du territoire". Personne n’imagine sérieusement que l’on puisse en deux mois et demi (dont juillet et août) engager un dialogue sur l’avenir du plateau. Mais l’équipe qui sera retenue en octobre signera pour 6 ans : elle sera donc une des parties prenantes du futur débat public qui ne devrait aujourd’hui plus tarder…

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13 juin 2009

Christian Blanc en repérage sur le plateau de Saclay

Visite surprise lundi dernier : Christian Blanc, soi-même, accompagné de Pierre Veltz, Vincent Delahaye, maire de Massy, et Pierre Lasbordes, député de la circonscription la plus concernée par le projet, s’est rendu sur le plateau de Saclay.

Mais que diable venait-il faire dans cette… euh ! …dans ce TCSP (transport en commun en site propre), qu’ils ont emprunté depuis Massy. Et surtout pourquoi en secret, sans inviter la presse, les autres collectivités territoriales, les associations ?

Les CAS ont leur petite idée : il y a quelques semaines, le député Lasbordes a écrit une lettre à Christian Blanc pour tenter de le convaincre de d’organiser un débat public sur l’aménagement du plateau (et dans le cadre de la CNDP), après s’être lui-même convaincu de la nécessité d’engager un tel mode de concertation.

Pour nous qui réclamons ce débat depuis presque trois ans, c’est limpide : tout semble en effet indiquer que ce n’est pas pour faire un petit tour d’autobus (espérons qu’il ne soit pas venu en hélico jusque là…) que Christian Blanc est venu, mais pour discuter avec le député Lasbordes de l’organisation de ce débat public. Pierre Veltz, le 25 mai, nous avait déjà dit « pourquoi pas ? ». Mais pourquoi faire cette visite en grand secret ? Pour nous faire une joyeuse surprise de débat public à l’automne, bien sûr !

C’est ti pas beautiful ?

Bon, il faut bien l’avouer, tout cela n’est qu’hypothèse et plans sur la comète. Nous ne manquerons donc pas de compléter ou corriger cet article dès que les principaux intéressés nous aurons donné leur version des faits….

30 janvier 2009

Eléments de réflexion de l'atelier PLU du 24 janvier 2009

Cadre de vie, environnement, développement durable

 

1. Orsay bénéficie d'un cadre naturel équilibré entre espaces bâtis et non bâtis. Les lieux de détente sont variés : bois de la faculté, colline de la Troche, parcs de jeux pour les enfants, accès facile au stade.

La vallée de l'Yvette ouvre la ville vers l'est et l'ouest grâce à des chemins piétonniers, quelques pistes cyclables et des voies routières.

La nationale 118 partage la ville en deux secteurs que les piétons et cyclistes relient difficilement.

2. Les aménagements urbains doivent être améliorés :

  • installation de plans de ville et de l'accès à l'Université aux gares du RER ;

  • signalisation plus claire des lignes diverses de bus (destinations, horaires) reliant Orsay, Saclay, Palaiseau, les Ulis ;

  • réorganisation du stationnement des véhicules.

3. Le nouveau PLU devra prendre en compte l'application d'un véritable développement durable :

  •  exigences sur la qualité du bâti, avec des normes de haute qualité environnementale ;

  •  conservation et réaménagement du patrimoine existant. Question : le devenir et le réaménagement du boulevard Dubreuil autour de la gare d'Orsay-ville ?

  •  réduction des consommations d'énergie dans les lieux publics ;

  •  développement des circulations douces.

Ce compte-rendu ne pose pas de réflexions nouvelles : le cabinet chargé de l'élaboration du nouveau PLU doit en avoir déjà connaissance. A suivre. 

Problèmes de logement à Orsay : une politique volontariste est possible

Samedi 24, la question du logement a occupé l’essentiel de la discussion d’un des ateliers lors de la réunion sur le PLU. Les logements à Orsay sont grands et très chers : un déficit de logement de deux ou trois pièces est noté par les agences immobilières a rappelé l’adjoint chargé de l’urbanisme Joël Eymard, qui participait aux échanges. Et le déficit est encore plus net s’agissant du logement social

Deux constats ont été fait par le groupe :

  • On récolte aujourd’hui le résultat de plus de 10 années d’immobilisme en terme d’urbanisme pour flatter un électorat rejetant le logement social dans notre petit village….

  • Mais c’est une politique d’autruche : ce déficit implique le développement de logements dans des pavillons partitionnés en plusieurs chambres, souvent à la limite de l’insalubrité.

Deux idées forces ont émergé :

  • La mixité sociale est un atout en soi pour une ville, réussir à ne pas zoner l’habitat socialement est un enjeu ;

  • Le logement social, ce n’est pas synonyme de grands immeubles et de problème pour les autres habitants.

Une bonne illustration de ces deux idées étant la politique de logement de la ville de Versailles qui a réussi à faire cohabiter plusieurs type de logement dans les mêmes quartiers.

Comment faire, alors que la ville d’Orsay ne dispose pas ou presque de réserve foncière ? Plusieurs outils d’urbanisme incitatifs existent, ils faut les mobiliser, et notamment :

  • la bonification de COS : possibilité pour un promoteur de construire sur un terrain plus de logements que normalement autorisé, si il y inclut des logement sociaux ;

  • Il est possible de délimiter dans un PLU des secteurs à l'intérieur desquels une part minimale de logements locatifs
    doit être offerte. C'est un autre moyen d'inciter à la construction de logement sociaux. Pour cela l’établissement public foncier d’Ile de France peut être saisi et avec droit de préemption sur les parcelles mises en vente dans cette zone, pour réunir une surface suffisante à la construction de logements sociaux.

Au final, le groupe a souligné l’importance de bien expliquer ces enjeux à la population, pour pouvoir mener une politique de logement volontariste dans notre ville. A bon entendeur….

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29 janvier 2009

Projet d’aménagement du plateau de Saclay : déni de démocratie

De nombreuses entités associations etc. ont émis des réserves sur le projet Blanc. Même si on peut dégager une base commune à ces argumentaires, chaque entité insiste sur certains points plutôt que d’autres, chacune a des arguments qui lui sont spécifiques. Voici les arguments qui nous caractérisent le plus, même si ils sont aussi partagés par d’autres.

En quelques mots :

C’est le caractère anti-démocratique du projet Blanc qui nous mobilise avant tout, au delà de ses dimensions anti-écologique et économiquement discutable. Notre approche se distingue donc des argumentaires de type opportunistes, du style "c’est très bien mais on ne veut pas de ça chez nous", ou pragmatique du style "de toute façon ils n’auront pas l’argent pour le faire" (argument très dangereux puisqu’il tombe de lui-même si l’argent vient, or l'insistance du gouvernement à vouloir faire quelques grandes opérations très visibles au détriment de l'ensemble est manifeste - et c'est précisément les modalités de fonctionnement du plan Campus comme des pôles de compétitivité), ou encore des argumentaires de type donnant-donnant, etc.

Et concrètement :

  • absence de concertation avec la population, minimale avec les élus et personnalités cooptées ;

  • projet ne respectant pas des textes de lois (Grenelle) et document d’orientation (SDRIF) votés par des assemblées ;

  • projet non concerté avec la communauté scientifique et les acteurs économiques aboutissant à une vision erronée de la notion de cluster ;

  • mode de pilotage retenu pour le projet inédit, qui laissera une portion congrue aux collectivités territoriales et fera la part belle aux PPP.

En quatre points :

1) Absence de concertation : le projet d’aménagement du plateau est typiquement de ceux qui peuvent donner lieu à un débat public en amont du projet, pour définir les options générales retenues pour cet aménagement. Un tel débat est prévu dans le cadre de l’article L 121-10 du Code de l’Environnement qui prévoit la possibilité d’organiser un Débat Public portant sur des options générales en matière d’environnement ou d’aménagement. Facile à faire, puisque ce travail a été préparé par l’étude Terre et Cité. Nous réclamons avec le collectif « un autre avenir pour le plateau de Saclay » la tenue d’un tel débat (cf. lettre à C. Blanc de décembre 2008).

2) Non respect de la loi Grenelle 1, votée en première lecture et notamment :

  • Lutter contre la régression des surfaces agricoles et naturelles, les collectivités territoriales fixant des objectifs chiffrés en la matière après que des indicateurs de consommation d’espace auront été définis ;

  • Lutter contre l’étalement urbain et la déperdition d’énergie ;

  • Concevoir l’urbanisme de façon globale en harmonisant les documents d’orientation et les documents de planification établis à l’échelle de l’agglomération ;

  • Assurer une gestion économe des ressources et de l’espace ;

  • Créer un lien entre densité et niveau de desserte par les transports en commun ;

  • Exigence de nouvelles formes de gouvernance, favorisant la mobilisation de la société par la médiation et la concertation.

Non respect des orientations du SDRIF (et notamment le maintien de 2300 ha de terre agricole).

3) Un cluster sans la communauté scientifique : la vision que Christian Blanc a du cluster repose sur une définition essentiellement géographique et centralisatrice. Pourtant les travaux qui ont été menés sur les relations de "proximité" dans un cluster montrent tous que la dimension géographique est évidente, mais qu’elle n’est pour autant ni naturelle, ni même liée à la seule distance dans l’espace considéré. Rien ne permet de penser que la concentration sur le plateau favorisera la coopération. Par contre, les recherches montrent l’importance de la dimension organisée,voire institutionnalisée des clusters : par exemple les moyens financiers qui permettent à des acteurs proches de travailler ensemble, des lieux de concertation, ou plus largement des facteurs complexes comme culture commune, confiance et solidarité… Autant de dimensions absentes du projet.

Le plan Campus associé au plan Blanc divise la communauté scientifique en mettant en compétition les équipes de recherche. La dynamique élitiste oublie une mission démocratique fondamentale de l’université.

4) Un Etablissement public (EP) "ad hoc" pour marginaliser les acteurs locaux et faciliter les partenariats publics privés. L’EP en préparation est un EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) d’un nouveau type, ce qui rend nécessaire le vote d’une loi. Quelle différence avec les EP déjà existants ?

  • Pas de nécessité de consulter les collectivités lors de sa création contrairement aux Établissements public d'aménagement classiques ; 6/17 places au CA pour les collectivités territoriales ; pas de présence au conseil d’administration de représentants des salariés, des consommateurs, ou des usagers ;

  • Dispositions permettant de faciliter le recours aux PPP qui seront probablement le mode principal de financement de l'EP.
    L’EP est un instrument crée par l’État contre les collectivités territoriales, il a les moyens d’utiliser des prérogatives publiques et un fonctionnement qui est celui d’une entreprise. Où sont les contre-pouvoirs et les garanties de transparence ?

22 janvier 2009

Première réunion : ça nous a PLU…

Mercredi 21 janvier, 18h, première réunion de concertation sur le PLU (cf. notre précédent article). Une quinzaine de personnes, de bonne volonté, des animateurs Mairie et consultants motivés…Quinze personnes, cela parait peu lorsqu’il s’agit de discuter l’avenir de notre ville, mais il faut dire que l’annonce de la réunion a été quelque peu discrète... Heureusement, elle se répète à deux autres dates :

samedi 24 janvier 2009 à 10h dans préau de l'école élémentaire du Guichet

jeudi 29 janvier 2009 à 20h30 salle Jacques Tati,

avis aux amateurs.

La méthode :

1. Présentation du diagnostic ville : un peu long… Les Orcéens sont des bons connaisseurs de leur ville ! et ils l’aimaient bien ce soir.

Mais quelques constats qui marquent : Quasiment aucun nouveau logement depuis 1999, diminution de la part des jeunes actifs sur la ville, accroissement de la part des propriétaires et des maisons…

Bref une ville qui se referme…

2. Un débat en 3 ateliers par petits groupes : Logement, activités / environnement, Développement durable / Equipement et transport… (Bien sûr tout le monde a trouvé que le développement durable ne se logeait pas seulement dans l’environnement, mais aussi dans l’activité, le logement, le transport…)

Dans mon groupe "Logement, activités", discussion amusante sur notre ressenti varié d’Orsay ville bourgeoise… Groupe partagé entre ceux qui apprécient l’entre soi, et ceux qui regrettent de voir la ville s’embourgeoiser et vieillir…Et aussi, groupe partagé entre la crainte, pour certains, que la politique de logement social produise des tours et des barres et le souhait, pour d’autres, de voir revenir un habitat mixé, collectif, à taille humaine, à accessibilité aidée (pour tous !).

Un constat pour le PLU : la ville doit et peut lutter pour retrouver une mixité sociale qu’elle a perdue…

On entendait sous différents registres sonner la reconquête du foncier, la pensée d’un habitat social diffus (dans chaque opération) et la maîtrise des constructions pour une densification raisonnée… !

Du travail en perspective.

Dans le groupe "Equipement et transport", il a été question de développement de transport doux. Lisibilité des lignes de bus à améliorer, réseau piéton dense à visibiliser/valoriser, zone piétonne à penser (oui pourquoi pas plus de piétons dans le centre ?… certes pour certains il faut garer sa voiture… mais le centre n’est pas loin-loin de sa périphérie tout de même), réseau cyclable à créer (pistes et abris), accessibilité des grands équipements à améliorer (hopital, piscine, cinéma).

Côté équipement, un point sur les ados… pas trop de lieux et de moyens de circuler pour les 8-18 ans… et pas trop de lieux pour eux dans les quartiers…et pour tous, constat de vétusté généralisée des équipements sportifs, de répartition mal équilibrée entre le centre et les quartiers.

Un challenge pour le PLU : faire que les orcéens prennent goût à accéder aux services et animations de base sans voiture, dans l'espoir de voir disparaitre x% de voitures dans Orsay et autant de maux de stationnement avec...

3. Restitution collective. Et petit débat. Un peu rapide. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Comme souvent difficile de savoir qui sera écouté et comment... Un blog devrait être ouvert sur le sujet à partir du site de la mairie.

Ne manquez pas l’une des 2 prochaines éditions de cette réunion, l’espace de parole y est ouvert.

Posté par cas_orsay à 08:21 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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05 décembre 2008

Les Assises des Pays de Saclay... Laisser faire l'Etat ou agir ?

Mercredi 10 Décembre 2008

16h30 - 22h30

Organisées par le collectif des Pays de Saclay et L'Association Terre et Cité
Ecole Polytechnique, Palaiseau

L'objectif de ces assises sera de partager une vision de l'état des lieux et des projets et de permettre aux acteurs d'exprimer leur vision du territoire.

 pour avoir le programme cliquez ici

Accès:
http://www.polytechnique.fr/campus/campus_plans.php
attention, en raison des travaux du TCSP, l'accès se fait actuellement par une entrée située entre l'Institut d'optique Graduate School et Thalès (à peu près en face de Danone)


 

03 décembre 2008

OIN Saclay : réunion publique le 9 décembre

Réunion publique, mardi 9 décembre 2008 à 20h30

organisée par le parti communiste (PCF91)
Faculté des sciences d'Orsay, bâtiment 452

Accès : par les transports en commun bien sûr !
Stations de RER B Le Guichet ou Orsay-Ville

Plan interactif général du campus :
http://old-www.u-psud.fr/Orsay/index.nsf/Page/plancampus

Plan du groupe de bâtiments comprenant le bâtiment 452 :
http://old-www.u-psud.fr/Orsay/default.nsf/Page/plan400

15 novembre 2008

Débat public OIN

Le collectif GALU
organise une réunion-débat publique


L’O.I.N. du Plateau de Saclay

Ça nous regarde !


Jeudi 20 novembre 2008 à 20h30
Salle Guy Vinet,
Avenue du 1er mai, Palaiseau


Présentation du projet de Christian Blanc
Contenu, Objectifs, Cohérence du projet

Débat avec des acteurs locaux
enseignants et chercheurs,
syndicalistes, responsables d’associations,
élus, représentants de partis politiques


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