Le PLU, encore un nouveau sigle…. "plan local d’urbanisme". C’est ce qui a remplacé, depuis la loi SRU de 2000 les POS "plan d’occupation des sols" qui définissaient ce qu’on pouvait construire dans les différents secteurs de la ville. Quoi de neuf finalement ?

Et bien pas mal de choses : le PLU va bien au-delà de la définition des zones constructibles : il est question de tenir compte aussi des questions d’environnement, de développement durable, d’équilibrer le renouvellement urbain et le développement de nouvelles urbanisations, d’utiliser l’espace de façon économe, bref une approche plus globale de l’aménagement de la ville, non réduite au zonage pour les constructions.

Mais surtout c’est la démarche d’élaboration qui change, car elle fait largement appel à la concertation. Le 22 octobre 2008, Philippe Albarède, architecte-urbaniste assisté de Guillaume Perez, urbaniste-géographe de l’agence "Espace ville" présentaient le lancement du projet de PLU de la ville d’Orsay, projet pour lequel ils ont été choisis sur appel d’offres.

Avant d’arriver à ce nouveau PLU, de nombreuses étapes sont nécessaires, depuis le diagnostic jusqu’à l’élaboration de la cartographie des espaces urbains de la ville. À toutes les étapes, la concertation est annoncée. Et cela commencera dès le mois de novembre, dans la phase de diagnostic avec une réunion publique de lancement. Une première période de concertation privilégiée avec les associations se déroulera du 15 novembre à fin décembre. D’autres rendez-vous privilégiés auront lieu en 2009. De nombreuses méthodes de concertations sont prévues : registre permanent où chacun peut s’exprimer, réunions publiques, articles dans le journal municipal, publications spécifiques, pourquoi pas un lieu spécifique, « la maison du PLU », des ateliers une exposition, un site internet, un blog recevant les réactions des internautes. Et cette concertation a commencé dès ce conseil municipal, puisque notre proposition, faite lorsque la parole a été donnée à la salle, de trouver un moyen d’associer les jeunes à cette concertation (via par exemple une action auprès du lycée d’Orsay) a été bien accueillie. À suivre donc.

 

La présentation de l’agence a été suivie d’un débat du Conseil municipal. A quoi bon, a demandé l’opposition, engager 113.000 euros dans l’élaboration de ce PLU si c’est pour qu’il soit rayé d’un trait de crayon par l’État qui a ses propres projets d’aménagement (cf. deux articles précédents) ? À quoi l’équipe municipale a répondu que justement, il s’agissait de prendre l’État de vitesse et d’avoir un document élaboré par la ville et ses habitants à opposer aux projets de l’État. La CAPS devrait dans le même esprit accélérer la mise en place de son Projet de territoire.