F o r u m I n f o . b l o g

22 avril 2016

Un métro pour quoi faire ?

Voici la contribution des Citoyens actifs et solidaires à l'enquête publique sur le métro ligne 18. Et comme en général on n'aime pas trop faire ce qu'on attend de nous, on n'y parle pas beaucoup du métro, mais ce qui devrait en motiver le besoin, à savoir le projet de cluster. Et l'on tente modestement de réunir des analyses qui ne sont pas de nous, mais qui font fortement douter du bien-fondé de ce projet...

Cette contribution a été déposée sur le registre électronique de l'enquête publique sur le numéro 3141

http://www.enquetepubliqueligne18.fr/

bonne lecture !

Posté par cas_orsay à 20:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


25 mars 2016

Merci Patron ! Mardi 29/03 à 20h00 à Orsay : immanquable!

merci patron bandeau

Ce n'est pas un documentaire et ce n'est pas une fiction.
Ce n'est pas une chronique sociale, mais un peu quand même.
Ce n'est pas la solution à l'exploitation des ouvriers par le capital,
mais les ouvriers rigolent bien et on rigole avec eux.
Et ça donne du courage et de l'énergie pour poursuivre les luttes.
C'est une farce, c'est un traquenard.
C'est un piège tendu par les troublions de Fakir à Bernard Arnault,le patron du luxe à la française et à ses sbires, et ils y sont tombés lourdement.
Parce que la bande à Ruffin a su touché un point sensible : rien ne doit nuire à l'image de marque de LVMH.
Le film est sorti en catimini et fait un tabac grâce au bouche à oreille.
C'est à ne pas manquer
On a déjà vu mais on y retourne !
Merci Patron !

Le film est au ciné Jacques Tati depuis aujourd'hui


Mardi 29/03, à 20h00

la MJC et le Réseau d'éducation populaire, en partenariat avec les CAS et les Buressois unis et solidaires organisent un débat autour du film.

Toute l'info est ici

Faites circulez !

 

Posté par cas_orsay à 21:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2016

La présidente de la LDH le 9 février à Bures-sur-Yvette : soirée d'urgence citoyenne

Soirée à ne pas manquer mardi 9 février 2016 à 20h30, à la mairie de Bures sur Yvette : à l'invitation du Collectif Stop Etat d'urgence Nord Essonne, Françoise Dumont, Présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, vient décrypter les dangers que les projets actuels du gouvernement font peser sur notre démocratie et notre société, et en débattre avec nous. Les informations pratiques sont téléchargeables ici.

Plusieurs projets sont concernés :

  • la déchéance de la nationalité pour les binationaux, mesure qui aurait pour effet d’attiser les tensions au sein de notre société en stigmatisant une catégorie de français et en rompant le principe d'égalité des droits des citoyen-nes.
  • L’inscription de l’état d’urgence dans la constitution, ce qui revient à faire de l’exception la règle et à restreindre durablement les libertés publiques.
  • La préparation d'une nouvelle loi pénale qui reprendra les principales disposition de la loi d'état d'urgence, transférant à la police et aux préfets des pouvoirs qui étaient ceux de la justice.

Venez nombreux vous informer et discuter

et pour passer à l'action et en savoir plus sur les activités de notre collectif, c'est ici

 Faites circuler et à mardi !

Françoise Dumont

Présidente de la Ligue des Droits de l'Homme

Mardi 9 février, 20h30

Marie de Bures-sur-Yvette

 

Le Collectif Stop état d'urgence Nord Essonne regroupe: Attac, Buressois Unis et Solidaires, Citoyens Actifs et Solidaires, LDH section d’Orsay, Palaiseau terre citoyenne, Ensemble!, NPA, PCF, PG, Front de gauche

 

Posté par cas_orsay à 23:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

02 février 2016

Plateau de Saclay : 10 ans de lutte, 10 euros pour la suite

Il y a 10 ans, le gouvernement français lançait l'opération d'intérêt national sur le plateau de Saclay. Pendant 10 ans, de nombreuses voix, dont la notre, se sont élevées pour dénoncer les errements scientifiques et écologiques de ce projet, et son caractère anti-démocratique.

Mais avec l'arrogance qui les caractérise, les « grands commis de l'Etat » qui se sont succédés à la tête du projet ont superbement ignoré les alertes du mouvement associatif, méprisant les planteurs de pommes de terre, sûrs d'agir « pour la Patrie, les Sciences et la Gloire », selon un schéma intellectuel très « années 50 », du bon vieux temps où l'environnement et les populations locales n'existaient pas...Le tout avec la bénédiction des gouvernements qui se sont succédés.

Alors, s'ils ne veulent pas débattre, on va se battre. Recourir au droit, à la Justice. Un groupe d'associations vient de lancer un recours contre l'Etat et la déclaration d'utilité publique sur la zone de Corbeville, afin de préserver une partie des terres agricoles promises à l'urbanisation.

Cela sera long et coûteux car nécessite de faire appel à un avocat. Si nous sommes nombreux à donner 10 euros, nous pourrons engager cette lutte. On peut même donner plus ;-)

Pour le don, rendez-vous sur le site participatif "Helloasso" :

https://www.helloasso.com/associations/les-jardins-de-ceres-association-de-maintien-de-l-agriculture-paysanne/collectes/10-euros-pour-la-bataille-juridique-du-plateau-de-saclay

Pour ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas contribuer en ligne, vous pouvez adresser un chèque à l’ordre de « Amap Jardins de Cérès » qui a été désignée par le groupe pour collecter les fonds affectés à cette action

L’adresse pour envoyer le chèque est : Amap Les Jardins de Cérès, 11 rue de la Tour, 78117 Chateaufort.

 

 

Posté par cas_orsay à 23:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2016

Le 05 février 2016, quel avenir choisissez vous ?

Et si vous étiez brutalement projetés en 2025 ? Dans quelle situation trouveriez vous le monde, comment pensez vous qu'il ait changé, en bien ou en mal ? C'est ce voyage dans le temps que nous propose la compagnie NAJE dans la pièce « Les visiteurs du futur », vendredi 5 février à 20h30 à Palaiseau.

C'est du théâtre, oui mais du théâtre-forum : le but du jeu, à partir de la pièce, est de discuter de ce qu'on souhaite pour le futur et quoi faire pour y arriver. Pour avoir vu une ébauche de la pièce cet été lors d'Alternatiba aux Ulis, on vous recommande vivement !

Ce sont nos amis de Palaiseau Terre Citoyenne qui ont pris cette belle initiative à laquelle nous nous sommes associés, avec également les Buressois unis et solidaires. A ne pas manquer !

Vous trouverez ici le flyer de l'événement, à faire circuler

 

Les visiteurs du futur

Théâtre - Forum

Vendredi 5 février, 20h30

Salle des Champs-Frétauts, Palaiseau

à l'angle de la rue Carnot et de l'avenue du 8 mai 1945

(tout près du Cinépal)

 

Posté par cas_orsay à 09:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 janvier 2016

Création du collectif "Stop état d'urgence Nord-Essonne" : une mobilisation urgente !

Comme nous le disions dans un précédent article, nous n'étions pas les seuls à être préoccupés par les projets de déchéance de la nationalité et de prolongation de l'état d'urgence. Finalement, un collectif local s'est créé!

Il est à ce jour composé des membres suivants : Attac, Buressois unis et solidaires, Citoyens actifs et solidaires, LDH section d’Orsay, Palaiseau terre citoyenne, Ensemble !, PCF, PG, Front de gauche. Le collec­tif a vocation à s’élargir à d’autres associations, syndicats et partis qui partagent ses objectifs.

Relayer et signer des pétitions, s'impliquer en écrivant aux parlementaires, manifester, s'informer : Tout ce que le collectif propose à chacun de faire est présenté sur la page du collectif, hébergée par nos complices Buressois unis et solidaires.

Plus en savoir plus, et comprendre en quoi tout cela concerne chacun de nous assez directement, c'est ici!

Enfin la première des urgences :

Manifestation samedi 30 Janvier 14h30 à Paris, place de la République

Et partout en France, pour dire stop à l'état d'urgence et non à la déchéance de la nationalité

Faites tourner !

Posté par cas_orsay à 22:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

23 janvier 2016

Paris-Saclay, un monde orwellien

Autour du calamiteux projet d'aménagement du plateau de Saclay, dont le volet scientifique a frisé l'explosion en plein vol au mois de décembre (et ce n'est que partie remise), la bataille des mots fait rage. On est en pleine guerre sémantique: il s'agit, pour les souteneurs de ce projet, de joindre la parole au geste et, pour accompagner le bétonnage du plateau, le faire disparaître aussi du vocabulaire: la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay, en s'élargissant, est devenue la Communauté Paris-Saclay, rejoignant ainsi l'Université Paris-Saclay, et le fraîchement créé Établissement Public d'Aménagement Paris-Saclay. Le plateau va-t-il disparaitre du paysage?

Dans « 1984 », le roman de Georges Orwell, appauvrir la langue pour lui retirer tout caractère subversif était un des moyens les plus efficaces pour imposer un régime totalitaire. Dans cet ordre d'idées, « Plateau » est un mot à abattre dans la novlangue des aménageurs : il est porteur d'espace, de terre, d'eau, d'air pur, de nature, d'agriculture, de sensations, bref de vie, ...insupportable! Substituons par Paris, tellement plus urbain, moderne et mondial...

Nous n'acceptons pas cette double destruction. Nous demandons la restauration du plateau, aussi bien dans sa dimension géographique que linguistique. A défaut, les big brothers de Paris-Saclay pourraient voir leurs créatures leur échapper et être soumis à l'imagination des saltimbanques du plateau. Certains, féroces, nous ont déjà soufflé quelques idées : pourquoi pas la Communauté des Patriciens Serviles, l'Université Pitoyablement Stérile et l’Établissement Public d'Aménagement des Parfaits Saccageurs ? On compte sur nos lecteurs pour nous en suggérer d'autres !

D'autres, résolument optimistes quant à l'issue de nos luttes, proposent la Communauté de Pleine Solidarité, l'Université Pluraliste des Savoirs, et l’Établissement Public d'Accompagnement du Plateau Sauvegardé...

 

Posté par cas_orsay à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 janvier 2016

Déchéance de la nationalité : quelle est la position des député-e-s, sénatrices et sénateurs de l'Essonne ?

Dans la continuité de notre précédent post, nous avons fouillé le web pour identifier la position des élu-e-s de notre département qui participeront au vote au Congrès sur la déchéance de la nationalité.

Voici le résultat de notre enquête, sauf erreurs de notre part. Il sera actualisé à mesure que nous aurons de nouvelles informations.

6 sont contre la déchéance. Nous espérons qu'ils tiennent bon.

5 sont pour et 4 ne se prononcent pas: c'est à ces 9 que nous allons écrire en priorité

 

Député-e-s de l'Essonne

 

Nom

Étiquette

Position / déchéance

Carlos Da Silva

PS

Pour

http://www.carlosdasilva.fr/?p=3684

Franck Marlin

LR

Pour

http://www.franckmarlin.com/site/content/view/419/2/index.html

Michel Pouzol

PS

Contre

Sur Twitter le 23/12 :

Michel Pouzol@MichelPouzol 23 déc. 2015

Nathalie Kosciusko-Morizet

LR

Contre si pas applicable à tous les français

(pour si applicable à tous les français)

http://nk-m.fr/la-cohesion-nationale-jusquau-bout/

Maud Olivier

PS

Contre

http://www.maud-olivier.fr/#!A-propos-de-la-d%C3%A9ch%C3%A9ance-de-nationalit%C3%A9/c112t/568a45310cf232a0de209322

François Lamy

PS

Contre

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/12/27/decheance-de-nationalite-pour-valls-une-partie-de-la-gauche-s-egare-au-nom-de-grandes-valeurs_4838317_823448.html

Éva Sas

EELV

Probablement contre

https://twitter.com/evasasan?lang=fr

(elle retweet des prises de position contre)

Nicolas Dupont-Aignan

DLR

Pour

http://www.bfmtv.com/politique/dupont-aignan-je-voterai-pour-la-decheance-de-nationalite-meme-si-c-est-symbolique-940093.html

Romain Colas

PS

Contre

sur Twitter et Facebook le 27 déc. 2015 :

Romain Colas ‏@romaincolas

http://bit.ly/1OtzzPi

Malek Boutih

PS

Pas de prise de position identifiée

 

 

Sénatrices et sénateurs de l’Essonne

 

Nom

étiquette

Position / déchéance

Michel Berson

PS

Pour

http://www.michelberson.fr/terrorisme-decheance-de-nationalite-francais-binationaux-decheance-republicaine-francais-mononationau/

Claire-Lise Campion

PS

Pas de prise de position identifiée

 

Serge Dassault

LR

Pas de prise de position identifiée

 

Vincent Delahaye

PR

UDI

Pas de prise de position identifiée

 

Jean-Vincent Placé

Ecologistes !

Pour

Jean-Vincent Placé a retweeté

LCP@LCPan 8 janv. @JVPlace : "Je ne suis pas du tout choqué par cette mesure de déchéance" #PolMat

Jean-Vincent Placé a retweeté

LCP@LCPan 8 janv. @JVPlace : "J'aurais préféré que la déchéance sanctionne à la fois les binationaux et les seuls Français" #PolMat

http://www.liberation.fr/direct/element/les-explications-embrouillees-de-jean-vincent-place-sur-la-decheance-de-nationalite_27648/

 





Posté par cas_orsay à 20:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2016

Déchéance de la nationalité : jusqu'au bout de la fracture nationale

Le monde politique français est fortement divisé sur le projet de déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de crimes ou délits « constituant un acte de terrorisme » ou « constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Il est cependant quasi unanime pour considérer qu'il s'agit d'une mesure « symbolique ». Tous ou presque s'accordent en effet pour dire que l'inscription de cette disposition dans la Constitution ne découragera pas ceux qui se préparent commettre de tels actes et que au final cela ne concernera potentiellement que quelques individus.

Pour nous, ces deux impasses du projet ne définissent pas son caractère « symbolique », mais son inutilité et son inefficacité. Il faut en effet aller jusqu'au bout de ce que signifie ce symbole : selon la définition du Petit Robert, est symbolique ce qui, « tout en étant réel, n'a pas d'efficacité ou de valeur en soi, mais en tant que signe d'autre chose ». Beaucoup de ceux qui parlent de cette mesure comme quelque chose de symbolique s'arrêtent à la première partie de la définition : pas efficace en soi. Pour aller au bout du symbole, il faut nécessairement comprendre l'efficacité et la valeur de cette mesure « en tant que signe d'autre chose ».

Et les signes d'autre chose sont très nombreux, et de fait, radicaux : opportunisme, arrières pensées politiciennes, retour du refoulé colonialiste etc. Chacun peut mettre en avant comment il a interprété le symbole. Pour notre part, les signes « d'autre chose » que nous identifions sont de deux ordres :

  • diviser pour mieux régner : c'est archi classique, mais ça marche toujours. On met ainsi les gens dans une situation paradoxale : d'un coté en appelant à une forme d'unité de tous les citoyens face au terrorisme (l'esprit du 11 janvier comme on l'a tellement ressassé) et en disant dans le même temps qu'il y a des vrais citoyens 100 % français et des sous-citoyens binationaux. On crée ainsi une nationalité précaire en quelque sorte, ou conditionnelle (qui assure une continuité avec la flexibilité du travail et la remise en cause des statuts sociaux protecteurs, cf. la future loi Macron 2). Ce signal de discrimination instrumentalisée, c'est notre première lecture du symbole.
  • inciter involontairement au terrorisme : quel peut être l'effet symbolique de la perspective d'une déchéance de la nationalité sur un être sous influence, s’apprêtant à rejoindre un groupe terroriste, voire à passer à l'acte ? Le ramener dans la société ou au contraire le confirmer dans son sentiment d'(auto)exclusion de cette société ? Nous craignons que la deuxième option ne soit la plus plausible. Ce serait plutôt un signe d'incitation à la radicalisation, que l'on espère involontaire : c'est notre deuxième lecture du symbole.

Passons à l'action !

Dans le projet d’inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution, l'intention volontairement discriminatoire nous révolte, l'incitation involontaire à la violence nous inquiète. Pour revenir à notre posture d'acteurs locaux de la démocratie, nous nous tournerons dans les prochains jours vers les député-e-s, sénatrices et sénateurs de l'Essonne qui se sont prononcés en faveur du projet, ou qui ne se sont pas encore positionnés, pour leur demander s’ils partagent notre indignation et notre inquiétude ; et vers ceux qui se sont prononcés contre pour leur demander de ne pas céder aux pressions éventuelles. Et proposons à nos lecteurs qui partagent notre point de vue de participer à cette action en écrivant à ces élus, et en signant la pétition nationale à ce sujet: http://www.nousnecederonspas.org/

D'autres associations s'engagent dans une démarche similaire; nous relayerons leurs initiatives

A suivre !

 

Posté par cas_orsay à 21:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 novembre 2015

Bouclage du plateau de Saclay : un abus de pouvoir, une erreur stratégique, une faute éthique

L’Etat a décidé d’interdire l’accès d’une bonne partie du plateau de Saclay à toute personne ne pouvant justifier d’y résider ou d’y travailler et ceci jusqu’au 14 décembre, comme l’atteste cet arrêté préfectoral. Or, à l'occasion de la COP21, des cortèges de territoires en lutte venant notamment de Notre Dame des Landes (projet d’aéroport), Bure (projet d’enfouissement de déchets nucléaires), avaient prévu de faire étape sur le plateau de Saclay avant de rallier Paris.

Cette décision est un abus de pouvoir.

L’état d’urgence a été décrété en France suite aux événements tragiques du 13/11 afin de se donner tous les moyens d’empêcher d’autres actions de ce type et de protéger la population. Nous ne discuterons pas ici de ce choix. Mais il est évident que les participants des convois pacifistes de tracteurs, vélos et marcheurs n’ont rien à voir avec ceux qui ont semé la terreur à Paris, qu’ils ne constituent pas une menace pour la population, et que de passer une nuit sur le plateau de Saclay ne met pas leur vie en péril. Par contre, ils constituent une opposition démocratique, tenace et têtue aux projets de l’Etat, qui ont d’ailleurs un impact direct ou indirect sur le climat. En prétextant de l’état d’urgence pour les bloquer, l’Etat est bien en situation d’abus de pouvoir.

Cette décision est une erreur stratégique du point de vue de la sécurité de la COP21

Les moyens humains des forces de police ne sont pas illimités. Or boucler toute la frange sud du plateau de Saclay pendant plusieurs jours est une opération de grande envergure, tant on connaît les multiples voies d’accès au plateau par le nord, l’est et l’ouest, sans compter sa lisière boisée au sud qui regorge de chemins sillonnant le coteau et débouchant sur le plateau, et qui doit donner des cauchemars à l’état-major chargé du déploiement des policiers. Boucler la zone nécessite donc de mobiliser des moyens de police très conséquents qui ne seront pas mobilisables ailleurs, au risque de mettre en péril des sites de la COP21 autrement plus exposés. C’est une erreur stratégique.

Cette décision est une faute éthique

130 morts, 352 blessées. Que peuvent donc bien penser les milliers de proches de ces victimes, aujourd’hui dans la souffrance, en voyant que l’Etat détourne de sa fonction première un dispositif qui devrait avoir comme unique objectif de protéger la population ? Ils doivent aujourd'hui se sentir misérablement instrumentalisé-e-s. C'est une faute éthique.

 

En ce moment, l’ambiance est lourde. On redoute la surenchère répressive et autoritaire, dont une des manifestations pourrait être de faire taire les voix discordantes comme la nôtre. On redoute également les provocations, telles celles auxquelles la direction de Centrale-Supelec se livre dans un récent message interne à son personnel, alertant sur les possibles « actions violentes » que pourraient mener les participants des convois.

Pour revenir à plus de légèreté, que nous affectionnons tout particulièrement, on ne peut pas s’empêcher de penser à la lettre que nous a envoyée une correspondante qui vit en 2025 et que nous avons publiée ici. Grâce à une rétro-boucle quantique, elle nous a envoyé des informations en provenance du futur. Citation de cette lettre : «  un groupe de jeunes venus à pied de toute la France à l'occasion de la COP21 et qui avaient fait étape sur le plateau de Saclay, occupent les terres agricoles promises à l'urbanisation, résistent à l'expulsion grâce au soutien des militants locaux, et installent dès le printemps 2016 des potagers bio sur le plateau. ». On a entendu dire que la sous-préfète de Palaiseau, le préfet de l’Essonne et le ministre de l’intérieur ont mobilisé les meilleurs spécialistes de mécanique quantique de la fac d’Orsay afin d’expertiser cette lettre et en évaluer la véracité. Mais cette information n’est pas confirmée…

Le communiqué des organisateurs des convois est reproduit ici

 

Posté par cas_orsay à 19:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :