F o r u m I n f o . b l o g

09 janvier 2012

Projet Saclay : quartier du Moulon, c’est la zone…

Décidément, les bâtisseurs auront toujours du mal à considérer l’espace agricole autrement que comme un espace vide... Isabelle Menu, du cabinet Saison-Menu, qui présentait le 12 décembre dernier le projet d’urbanisation du quartier du Moulon en réunion publique n’a pas fait exception à cette règle. Ainsi, alors que l’on se tue à mettre en valeur les multiples dimensions du plateau, terres agricoles et zones humides, terres céréalières et agriculture de proximité, l’identité du plateau est décrite comme « structurée par la route »…misère…  En creusant bien, sa structuration par un réseau de rigoles, dont il faudra bien tenir compte, finit par émerger de la présentation, mais sans que l’on sente que tous les problèmes liés à la dynamique si particulière de l’eau sur le plateau ne soit au cœur du projet. « Quand on construit, on augmente le capital humain » : on comprend l’intention (quoique ce vocabulaire de capital humain nous fasse quelque peu frémir) mais mettre l’humain au cœur d’un projet d’urbanisation, c’est aussi et nécessairement mettre la préservation de son environnement naturel comme condition première.

Quelques éléments sur les effets d’événements pluvieux exceptionnels revenant tous les 20, 50 ou 100 ans (donc avec un degré d’exceptionnalité croissant) ont été présentés sans que l’on ait bien le sentiment que toutes les conséquences de ces événements aient bien été prises en compte. Le bureau d’étude Artemia environnement, chargé des études hydrologiques, nous promet un rôle central du réseau de rigoles comme support de la gestion de l’eau, dans le cadre d’un projet de reconnexion des rigoles : message bien reçu, mais traduction concrète en attente. Et en attendant, pas de réponse à la question posé du mode de gestion des eaux usées en provenance de ce nouveau quartier.

Mais « quartier, est-ce le bon terme ? » s’interroge judicieusement Lise Mesliand, de l’EPPS. Et effectivement, on retombe là dans toutes les ambiguïtés du projet. D’abord parce qu’il est « vendu à la découpe », comme on l’a déjà dit, avec des dynamiques de concertation qui se superposent : concertation sur cette zone d’aménagement concerté (ZAC) du Moulon, celle sur la ZAC quartier ouest de Polytechnique, celle sur le tracé du transport en commun en site propre, le récent débat public sur le déménagement de l’école Centrale de Chatenay à Gif… comment s’y retrouver, comment avoir de la cohérence ? Et au sein de ces quartiers/zones, tout ce qui concerne l’aménagement autre que recherche et enseignement (logements, équipements, services, écoles, santé, etc.) va dépendre de l’articulation avec les collectivités territoriales, dans le cadre d’un contrat de développement territorial qui peine à émerger. Et enfin, comme le fait judicieusement remarquer un auditeur, à aucun moment la perspective de l’installation d’entreprises de haute technologie, pourtant intimement lié à la notion de cluster, n’est évoquée par les promoteurs du projet…

Bref rien qui ne donne l’impression d’une véritable dynamique, terme pourtant rabâché par les porteurs du projet. Ainsi, à la question d’une enseignante de l’Université Paris-Sud, s’obstinant à ne pas comprendre l’intérêt de déménager l’Université de la vallée vers le plateau (incompréhension que nous partageons) Guillaume Pasquier de l’EPPS répond qu’il ne s’agit pas de déménager mais de profiter de la « dynamique » du plateau pour se « restructurer ». On comprend les inquiétudes de ceux qui voient plutôt le risque pour l’Université de s’enliser dans l’ornière de ce projet et d’y disparaître…

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05 janvier 2012

Lycée l'Orsay, le Ghetto scientifique avance

Le mardi 3 janvier 2012, 90% des enseignants du Lycée Blaise Pascal d'Orsay étaient en grève. Ils réagissaient ainsi à la fermeture programmée de la section STG (Sciences et techniques de gestion), unique classe technologique de leur établissement. Pourtant, depuis de nombreuses années, cette filière permet aux élèves qui la fréquentent de renouer avec la réussite, d'obtenir leur bac, et de poursuivre avec succès des études dans le supérieur. Mais les arguments comptables ont eu raison de l'évidence pédagogique. Le lycée Blaise Pascal est renvoyé à son identité scientifique et théorique, et tant pis pour les jeunes qui ne s'y reconnaissent pas. Ils devront aller à Longjumeau, puisque le lycée voisin de l'Essouriau perd lui aussi une de ses trois sections STG. Ainsi on contraint un établissement à une spécialisation refusée par l'ensemble de la communauté éducative, administration, enseignants, parents, élèves. Et on construit des ghettos sur cette spécialisation imposée.
Pour suivre la mobilisation au lycée d'Orsay, consultez le site du snes, signez la pétition.

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04 janvier 2012

Science contre démocratie, ou science sans démocratie ?

Annick Jacq, personnalité très active à propos du plateau de Saclay et de l'Université Paris Sud, a animé un petit groupe de travail qui publie un excellent rapport, très complet, disponible sur le site d'Espace Marx, à propos de l'OIN du plateau de Saclay, ses motivations de départ, ses justifications, son financement, sa gouvernance... et son absence de transparence démocratique.

Ce document, intitulé L'OIN du plateau de Saclay ; Science contre démocratie, ou science sans
démocratie ?
, est au final très utile, non seulement à propos du plateau de Saclay et de son cluster, mais plus largement pour réflechir à la démocratie dans les décisions scientifiques, et dans les décisions d'aménagement.
A lire!

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18 octobre 2011

Aménagement concerté du quartier de polytechnique, on rigole toujours...

Une réunion thématique sur l'hydrologie et la gestion des eaux a été organisée dans le cadre de l'aménagement de la ZAC QOX (Zone d’Aménagement Concerté du Quartier Ouest de Polytechnique) mercredi 13 octobre 2011 à l’Ecole Polytechnique.
Même si ce type de réunion ne nous paraît pas relever d’une réelle concertation, en voici un compte-rendu.

Cette réunion s’est tenue en présence de :
Mme Mesliand de l'EPPS (Etablissement Public de Paris Saclay)
Mr Delattre de l'ADER (Association Des Etangs et Rigoles du Plateau de Saclay)
Mr Souleau, du cabinet SOGREAH
Mr Cardinal de SIAVB (Syndicat intercommunal d’aménagement de la Vallée de la Bièvre)
Mr Mercier EPPS.

Co animé par Mr Du Souich de l’EPPS
Conclusion de Mr Chabasson
Environ 50 personnes étaient présentes.

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L'étude d'impact de la ZAC sera mise à disposition du public avant Noel.
Le dossier de création de la ZAC sera signé par le Préfet de l'Essonne qui doit la valider.

Mr Delattre présente l'historique des rigoles.

Le SIAVB présente une étude qui conclut sur la nécessite de limiter le débit de fuite : 0,7l/s/ha pour une pluie cinquantenale. Petite explication de texte : en matière de gestion des eaux pluviales, plus une surface est imperméabilisée (pour cause de constructions de batiments, routes, chemins bitumés...), plus la quantité d'eau rejetée est importante. En cas de fortes pluies, cela peut générer des apports importants et concentrés dans les canalisations et les rivières. D'où l'importance de conserver une certaine perméabilité aux surfaces, pour absorber l'eau là où elle tombe. Plus le débit de fuite autorisé est faible, plus il contraint les projets à gérer sur place la gestion des eaux pluviales.

L'étude du SIAVB ne concerne que le bassin versant sur la Bièvre. Le Directeur Général des Services du Siahvy, présent dans la salle, précise que la même étude concernant le bassin versant sur l'Yvette sera lancée début 2011 ; les conclusions seront connues 8 mois plus tard.

Le projet de rétablir la continuité de la rigole de Corbeville, interrompue par la nationale 118, initialement prévu avec la réalisation du SPTC (Site Propre du Transport en Commun) de Polytechnique au Christ de Saclay, est compromise... Le pont du SPTC passe trop au sud, donc sur une altimétrie trop basse ; ce qui empêche l’écoulement de l’eau.
Mais Mr Du Souich pense que des solutions existent... mais lesquelles et financées par qui,
that is the question !

A terme, les rigoles reconnectées seront toutes orientées sur le bassin de la Bièvre.
Il est également prévu de mettre en oeuvre des techniques alternatives de stockage de l'eau sur le plateau.
L'EPPS a identifié des zones potentielles de rétention d'eau sur le plateau et des zones d'inondation possible... Sur Orsay, le secteur entre la Troche et les 9 arpents est concerné.
Il y a sur le plateau une présence importante de nappes affleurantes, pas forcement connectées entre elles.
Avec la construction de Nano Innov, de Danone, on en a découvert de nouvelles. Donc plus on construit, plus on les identifie…

Lancement aujourd’hui et sur 3 ans (!), d'une étude conjointe EPPS/ SYB (Syndicat mixte de l’Yvette et de la Bièvre, en fait le syndicat qui gère les rigoles du Plateau de Saclay) de modélisation de l'écoulement des eaux de surface.

L'assainissement

Aujourd’hui, les eaux usées évacuées par le Siahvy (Syndicat Intercommunal de l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette) ou le SIAVB sont acheminées et traitées dans l’usine de Valenton du SIAAP (Syndicat Interdépartemental de pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne).
La politique soutenue pas la Région est de déconcentrer ces traitements, donc l'EPPS souhaite traiter les effluents au plus près des lieux de production et également dans le respect des projets des syndicats. Tout ca pour atteindre le bon état écologique que nous impose la DCE (Directive Cadre Européenne), sans cependant en préciser la date....
Concrètement, une étude générale de l'assainissement est lancée en co maitrise avec le Siahvy, le Sivoa (Syndicat intercommunal de la Vallée Orge Aval) le SIAAP et l'EPPS. La réflexion se centre autour de la STEP (STation d'EPuration) de Villebon projetée par le Siahvy et d'une petite STEP à créer sur le plateau et dont les rejets pourraient être stockés et utilisés sur place pour du maraichage, l'arrosage du/des golfs… car l'Yvette semble trop petite pour absorber tous ces rejets...

Le collecteur des eaux usées de l’Ecole Polytechnique est à revoir.
Il semble que Danone ait une petite STEP, mais des problèmes de statut se posent pour une éventuelle utilisation publique.

Quant à l'arrivée de l'eau potable, le SEDIF (Syndicat des eaux de l’Ile de France) a semble t il déjà posé des canalisations.

On n'a malheureusement pas entendu que les constructions du plateau commenceraient APRES les conclusions des études. Peut être parce qu’il n’y avait pas de micro ?…

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15 juin 2011

Périmètre des 2300 ha agricoles du plateau de Saclay : mettons carte sur table !

Résumé des épisodes précédents (cela va être très court). Le 18 mai, la commission agriculture de l’EPPS s’est réunie pour définir le périmètre de la zone de protection du plateau de Saclay, et au sein de cette zone, les 2300 ha de terres agricoles. Et alors ? Et bien rien !! Et oui, presque un mois après cette réunion et à quelques semaines du vote en conseil d’administration de l’EPPS de ce périmètre (prévu le 6 juillet), aucune information n’est encore à la disposition du public.

Visiblement l’EPPS continue à ne pas vouloir respecter ses engagements de concertation. Ou alors la mener entre initiés / cooptés, ce que nous refusons. Alors les Citoyens Actifs et Solidaires ont décidé de mettre la main à la pâte, en repartant du document de référence, la carte des 2300 ha de terres agricoles adoptée et revendiquée par la CAPS depuis juin 2008. Sur la base d’informations glanées de ci de là, nous avons reporté en rouge sur cette carte  (la cliquer pour agrandir) les terres agricoles qui seraient susceptibles d’être urbanisées dans le cadre du projet de campus Saclay.


carte CAPS emprise EPPSCertes, ces informations peuvent être erronées, mais l’Etat faisant de la rétention d’information, nous pouvons nous permettre le droit à l’erreur.

Et du coup voici la question qui tue : si ces zones en rouge sont bien promises à l’urbanisation, alors les 2300 ha n’y sont plus. Or l’Etat affirme qu’ils y sont. Comment résoudre cette contradiction ?

Que l’Etat mette donc les cartes sur table, pour que la discussion puisse enfin avoir lieu !

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16 mai 2011

Plateau de Saclay : motion sur la définition des terres agricoles

Les échéances approchent....

Le 18 mai prochain, la commission agriculture de l'Etablissement public Paris-Saclay doit se réunir pour définir le périmètre de la zone de protection du Plateau de Saclay, et au sein de cette zone, les 2300 ha de terres agricoles. Le tout après un simulacre de concertation qui aura culminé avec la réunion d'audition du monde associatif du 11mai, réunion à laquelle nous avons refusé de participer (cf. article précédent), à juste titre si l'on en croit les retours de ceux qui s'y étaient courageusement risqué...

Heureusement, un groupe d'associations a rédigé une motion que voici pour aider l'EPPS a faire les bon choix, et éviter de se retrouver hors la loi. Par exemple en évitant d'inclure les terrains d'aéroports dans le périmètre, comme il l'avait un temps envisagé...

Pour défendre la vocation agricole et paysagère du plateau joignons l'efficace et l'agréable: pourquoi pas une petite marche dimanche prochain, le 22 mai ? C'est l'association Terre et Cité qui le propose et tous les détails sont ici :

http://www.terreetcite.org/?page_id=142

à bientôt....

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10 mai 2011

Plateau de Saclay : Quelle consternation de concertation…

Le 2 mai dernier, l’EPPS recevait le milieu associatif dans une de ces réunions de « concertation » où nous sommes invités et que d’ordinaire nous évitons soigneusement. En effet, nous avons depuis déjà longtemps compris qu’il ne s’agit que de faire « comme si » on ouvrait le dialogue mais que dans la pratique on ne tient guère compte de nos éventuelles remarques et que surtout on n’y distille les informations qu’au compte-goutte (voir un de nos précédents articles)

Mais en ce 2 mai, alors que se profile la décision concernant le périmètre de la zone de protection du Plateau de Saclay, et comme l’EPPS avait fait l’effort de fixer cette réunion en fin de journée, on a finalement accepté l’invitation. Preuve aussi que l’on n’est pas arc-boutés à CAS sur une position de principe définitive vis-à-vis de l’EPPS. Hélas le déroulé de la réunion n’a fait que confirmer nos réserves vis-à-vis de ce processus.

On y a ainsi appris que la commission agriculture de l’EPPS, après une première réunion de lancement dont l’EPPS lui-même semble avoir oublié la date, s’est réuni pour de vrai le 31 mars dernier, réunion durant laquelle la SAFER a présenté son étude au sujet du plateau. Cette étude est très importante car elle devrait offrir un état des lieux des surfaces agricoles établi par un organisme indépendant de l’EPPS. Ce diagnostic est un préalable essentiel à la négociation pour la délimitation de la zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay, qui doit être arrêtée d’ici peu.

Et bien voilà : l’étude a bien été présentée à l’EPPS le 31 mars, mais ni le document ni le diagnostic qui en découle ne sont à ce jour publics pour les associations. C’est tellement incroyable que Pierre Veltz soi-même pensait qu’il nous avait été communiqué, et bien non, sa collègue Lise Mesliand a rectifié en séance, nous informant que, pour une sombre histoire de validation de compte rendu, nous n’en disposerions probablement pas avant fin mai, c'est-à-dire après la prochaine réunion de la commission qui doit avoir lieu le 18 mai et où tout sera décidé…

Et pour parfaire le roulage dans la farine (bio on l’espère…), l’EPPS nous propose, malgré tout, de nous « auditionner » d’ici le 18 mai, toujours sans que nous disposions de l’étude de la SAFER. Le 5 mai, une seule date nous a été proposée pour cette audition, le 11 en pleine matinée, bien sûr on n’a que ça à faire. Bref, on est revenu à la case départ : concertation à la petite semaine, sans partage de l’information. Et bien pour nous c’est tout vu : c’est non !

11/05/2011, mise à Jour : l'EPPS avait, peu avant la publication de cet article, publié quelques informations sur son site, notamment ce diaporama. Malheureusement, ce document occulte l'essentiel : le chiffrage en hectares des surfaces agricoles concernées. On persiste et signe....

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09 mai 2011

Aider les jeunes à faire face à la violence… en s'affirmant de façon non-violente


Les parents FCPE du collège Alain - Fournier d'Orsay

vous invitent à une soirée-débat

Aider les jeunes à faire face à la violence…

en s'affirmant de façon non-violente

Débat avec Patrice Coulon

Formateur au Mouvement pour une Alternative Non violente (*)

Jeudi 19 mai à 20 h 30 au réfectoire du collège


(*) Le MAN   mène une recherche théorique à partir des intuitions de la philosophie de la non-violence, des expériences historiques de la lutte non-violente et  d'une analyse des phénomènes sociaux et politiques.

Des membres du MAN sont compétents en matière de régulation non-violente des conflits interpersonnels, institutionnels, internationaux et assurent des formations  et sensibilisations ; en matière d'éducation à la non violence ils interviennent auprès d’enseignants, d’animateurs, de parents... Le MAN a créé des instituts de formation (IFMAN) dans le but de proposer des formations de qualité à des professionnels, des militants ou plus largement à toute personne intéressée.

Parallèlement à cette action dans la cité, la solidarité internationale est un élément important dans l’action du MAN, notamment avec la promotion de l’intervention civile de paix.

Le MAN continue par ailleurs à être présent dans la lutte pour le désarmement nucléaire, et dans les questions politiques et sociales actuelles (immigration, sans-papiers…).

Le MAN inscrit son action dans le cadre de la Décennie 2001-2010 « de la promotion de la culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde » adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU.

Le Conseil Local FCPE du collège Alain-Fournier (fcpe.fournierorsay AT laposte.net) souhaite apporter aux enfants, parents et professionnels de l'éducation des pistes de réflexion et de la confiance dans l'attitude non violente au quotidien.

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10 avril 2011

Plateau de Saclay : Le métro sort de terre

Encore cette réunion QOX du 6 avril ! (cf. articles précédents) Alors que ça semblait se terminer, les indigènes commençant à quitter la salle pour regagner leurs tanières, Pierre Veltz décida de lâcher le scoop : la nouvelle vision de l’EPPS sur le projet de métro Grand Paris.

Il faut dire que c’est un sujet sensible : lors du débat public Grand Paris, le tronçon Versailles – Saclay - Massy - Orly est celui qui a été le plus contesté, la RATP considérant qu’il serait surdimensionné, les habitants du coin réclamant que l’on privilégie la remise en état des RER B et C enserrant le plateau et la création d’un maillage du plateau par un réseau de transports en site propre, ce qui est également notre position.

Alors voici la nouvelle philosophie de l’EPPS : un métro lourd n’est effectivement pas la solution. Pas tant parce que c’est lourd que parce que c’est cher et long à construire, et que l’on ne peut pas rester 15 ans sans faire quelque chose. Alors la solution selon Veltz c’est un métro léger de type VAL (celui qui fait la liaison Antony-Orly), avec la desserte suivante : Versailles – Satory –St Quentin en Yvelines (2 gares) - Saclay (3 gares : CEA, Moulon et Polytechnique) - Massy - Orly.

Question : ça passera au milieu des 2300 ha de terres agricoles ou en souterrain ? Et de l’argent pour rénover le RER B et C et faire des liaisons de proximité, il va en rester ? Pourquoi doit-on toujours répéter les mêmes choses ?

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09 avril 2011

Plateau de Saclay : le cluster à terre ?

Toujours la réunion du 6 Avril… au milieu de toute cette langue de bois, un peu de d’information sincère et loyale apportée par Hervé le Riche, représentant de la FCS. La FCS c’est la fondation qui s’occupe du projet scientifique du cluster, à savoir mettre ensemble 23 institutions de recherche et d’enseignement pour définir un projet commun. Ce grand ensemble, dont nous avons déjà dit combien il était bancal car traversé d’autant de rivalités que de coopération, était candidat à un financement de grande ampleur, un IDEX. Les IDEX (Initiative d’Excellence) font partie de cette panoplie d’instruments de financement de la recherche reposant sur la mise en compétition des équipes au sein de la communauté scientifique, au mépris de la culture de construction collective qui l’a toujours animé, mais passons, ce n’est pas ici le sujet.

Il se trouve que, comme on pouvait s’y attendre, le dossier de candidature IDEX Saclay a été recalé. Et Hervé le Riche a joué cartes sur table : très bien classé (A) sur le plan scientifique, il n’a reçu que la note C (les notes vont de A à C…) sur le plan de la gouvernance, n’ayant pas su convaincre le jury sur le projet de rapprochement à 10 ans des Grandes Ecoles et de l’Université. Ce coup de massue a même entraîné la démission du président de la FCS, Paul Vialle. Hervé Leriche a dit qu’il espérait bien être repêché lors de la session de septembre (en effet, comme quelques grands chéris du ministère de l’enseignement supérieur ont été recalés par les experts internationaux, on envisage in extremis une session de rattrapage)…

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas gagné, car après cet échec, les rivalités internes à la FCS s’aiguisent de nouveau. Les Grandes Ecoles semblent vouloir jouer perso. Leur idée serait de créer un établissement public «Campus Polytechnique» qui réunirait exclusivement les écoles de ParisTech situées ou prêtes à s’installer à Saclay (Polytechnique, Ensta, Ensae, Agro, Mines, Télécom, Institut d’optique Graduate School)… Bref ce n’est pas encore le MIT, mais c’est déjà Dallas…

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