F o r u m I n f o . b l o g

01 avril 2019

Exploiter jusqu’à la dernière goutte de pétrole, même en Essonne….

Nous sommes, encore pour quelques minutes au moins, le 1er avril. Alors méfiance, c’était sans doute une blague du Ministère de la transition écologique et solidaire (MTES). Mais de Rugy n’est pas connu pour son grand sens de l’humour, alors… Aujourd’hui donc, le MTES a mis à la consultation, sur son site, un projet de prolongation, pour une durée de 25 ans, des concessions d’exploitation d’hydrocarbures des sites La Croix Blanche, Vert-le-Grand et Vert-le-Petit, tous situés en Essonne.

Tout est là :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1931
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1932
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1933

Ces sites pétroliers sont visibles de la route qui passe derrière la zone commerciale de la Croix Blanche. Certes, ce n’est pas pour ce qu’ils doivent produire que leur arrêt entraînerait la fin du réchauffement climatique… Mais du coup, symboliquement, ne pas ouvrir la possibilité de cette prolongation d'exploitation aurait été un petit signe… On sait que pour faire face à l’urgence climatique, il est nécessaire de laisser dans le sol au moins 80 % des réserves prouvées en combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon). Un petit geste du pays initiateur de l’accord de Paris sur le climat serait le bienvenu...

La consultation est ouverte, mais seulement jusqu'au 23 Avril. Répondons y massivement pour dire non à cette prolongation ?

A vos claviers !

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11 décembre 2018

Vigier aux salariés du SIOM : "Laissez nous travailler !" Scène de mépris ordinaire…

Eboueurs et citoyens en nombreLes éboueurs du SIOM s’étaient donné rendez-vous hier soir au Conseil municipal de Bures, comme ils le font dans toutes les communes du SIOM, afin d’interpeler les élus. En effet, suite au calamiteux contrat que le SIOM a signé avec la société Sepur, les salariés du SIOM se retrouvent dans une situation critique. Jean-François Vigier, maire de Bures et président du SIOM pensait que tout allait se dérouler comme lors de la séance du conseil communautaire de la CPS (voir notre précédent article) : donner la parole aux éboueurs puis reprendre le conseil sans leur répondre, et sans débat.

 

La déclaration de Steeve AvisseSteeve Avisse, leur porte parole, a comme convenu exposé la situation des éboueurs et donné les dernières informations : non ils ne sont pas en grève, leur grève n’a duré qu’un jour, le 1er Novembre. Depuis, ils sont empêchés de travailler par la société Sepur. Ils demandent juste que la reprise de leur contrat s’effectue conformément à la convention collective nationale du secteur du déchet. La société Sepur, dans un communiqué du 29/11, a annoncé que les salariés ne perdraient pas un euro de leur salaire, ce qui est faux, puisque les primes, qui représentent une part importante de ce salaire, seront supprimées. La perte estimée est de 300 à 500 euros mensuels, selon l’ancienneté. En attendant, les salariés n’ont pas touché leur salaire du mois de Novembre. Sepur leur réclame même de l’argent au titre de la cotisation à la mutuelle d’entreprise… Le 7/12, le PDG de Sepur a annoncé qu’ils avaient embauché « 30 mecs » (sic) pour assurer le service à la place des actuels salariés.

Eboueurs en galère, citoyens en colèreEn plus des pertes de revenu, les salariés redoutent les nouvelles conditions de travail, qui exigent une mobilité des salariés sur toute l’Ile de France et les départements limitrophes. « Aucune convention professionnelle de branche n’impose de mobilité territoriale » a rappelé Steeve Avisse, qui a conclu avec beaucoup de retenue sur le triste Noël sans cadeau pour les 60 enfants des familles concernées, sous les applaudissements du nombreux public.

 

Déclaration de Sylvère Cala, au nom des citoyens

C’est alors que Sylvère Cala, au nom du collectif citoyen qui soutient les éboueurs, est intervenu, en lisant un texte préparé par ce collectif. Reprenant l’ensemble des points déjà évoqués par les éboueurs, l’objectif était clairement de mettre les élus du SIOM, et le premier d’entre eux, Vigier, face à leurs responsabilités. Vigier a tenté de couper la parole à l’intervenant, et n’y réussissant pas, dans un grand élan démocratique, a  demandé à ce qu’on lui coupe la sono. Mais grâce au soutien de la salle, l’intervention a pu être menée à son terme, se concluant par une demande de mise en place d’une régie directe temporaire, pour palier l’actuelle défaillance de la Société Sepur.

 

Vigier tourne le dos...

Vigier n’a fait aucun commentaire, a fait comme si rien ne s’était passé, et a cru que le Conseil allait pouvoir reprendre son cours. Mais les citoyens présents, un instant sidérés par l’attitude du Maire, ont commencé à l’interpeller :
« Les citoyens ont droit à une réponse ! »
« On a le droit de s’exprimer ! »
« C’est ça la démocratie ? »
« Vous ne pensez pas que répondre serait respecter un minimum de dignité des gens? ».
Vigier a alors répondu : « Je vous demande de sortir pour que nous puissions travailler »
« C’est exactement ce que demandent les éboueurs !!, Laissez les travailler !, C’est méprisant» ont répondu plusieurs personnes dans la salle, indignées. Mais le Maire avait déjà tourné le dos…

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29 novembre 2018

La lutte des salariés du SIOM, « ce n’est pas un jeu »...

Salle comble à la CPS...« Bon, il ne vous a pas échappé qu’il y a un public exceptionnel dans cette assemblée ce soir ». C’est par cette phrase prononcée avec une voix ne trahissant aucune bienveillance, mais plutôt une sorte de distance froide, que Michel Bournat a ouvert la séance du Conseil Communautaire. La quasi totalité des 85 employés du Siom accompagnés d’une cinquantaine de citoyens appuyant leur lutte s’étaient en effet donné rendez vous devant la salle du Conseil, et un bon nombre ont finalement pu y pénétrer. Le tout s’est déroulé dans le plus grand calme, meilleure expression qui soit de la détermination des salariés du Siom à faire entendre leur voix. Il a alors donné la parole au porte parole des salariés du Siom, Steeve Avisse, en précisant bien que c’était « à titre exceptionnel » et qu’à l’issue de cette déclaration il n’y aurait pas de débat « puisque ce n’est pas le sujet qui est à l’ordre du jour de cette instance ».

 

L'intervention de Steeve AvisseSteeve Avisse a donc pris la parole, et a récapitulé la situation des 85 salariés du Siom, et les conditions inacceptables de leur transfert vers la société Sepur (voir notre article précédent). Il a également expliqué la situation de « lock-out » dans laquelle ils se trouvaient actuellement, à savoir l’impossibilité de travailler en l’absence d’outil de travail. Et ce ne sont pas les deux camions « dans un état lamentable » qui ont été amenés le matin même au Siom à Villejust qui leur aurait permis d’accomplir leur mission. Ce qui signifie que le contrat passé entre le Siom et la société Sepur n’est pas honoré. Le porte parole des salariés a également expliqué que la société Sepur envoyait des camions venant d’autres dépôts, en mobilisant des intérimaires et sans faire de collecte sélective, autre infraction au contrat. Sachant que certains secteurs notamment aux Ulis, sont restés 12 jours sans être collectés. « Tout ce que que l’on demande, c’est les éléments de rémunérations que nous avons actuellement. Pas plus, mais pas moins. Et que l’on respecte nos contrats de travail » a conclut Steeve Avisse.

 

Michel Bournat, la solitude du roi face à ses sujets...Michel Bournat a du reconnaître que le tonnerre d’applaudissements qui a suivi cette déclaration  provenait à la fois des salariés du Siom mais aussi « manifestement d’un certain nombre d’autres soutiens » (quelle belle observation…). Il a alors enchaîné très rapidement sur l’ordre du jour prévu, sans aucune forme de réponse à ce qu’il venait d’entendre. A ce moment, une élue de Palaiseau, Chrystel Lebœuf, a courageusement protesté de l’absence de débat : « ils sont là, ils viennent pour des revendications, ce sont des points qui concernent le SIOM, je pense que ce serait intéressant pour eux de... » avant d’être coupée par Bournat lui priant « de bien vouloir respecter la règle du jeu ».  Du public qui quittait la salle est alors venue la réponse suivante « Ce n’est pas un jeu ! » Et oui l'avenir de ceux qui étaient venus n’est pas un jeu et Michel Bournat, qui est alors apparu comme la personnification d’une forme de mépris institutionnel, n’a pas trouvé quoi répondre…

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23 novembre 2018

Conflit social au SIOM : y-a-t-il du déchet parmi nos élus ?

Reunion Comité soutien SIOMPour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore : la collecte des déchets est fortement perturbée depuis 3 semaines à Orsay et dans les communes des alentours, suite à un conflit social au SIOM, syndicat intercommunal des ordures ménagères basé à Villejust. Une assemblée du comité de soutien aux salariés s’est tenue hier soir à la fac d’Orsay, réunissant plus de 150 personnes, habitants du territoire et salariés du SIOM.

Que se passe-t-il ? La collecte de nos déchets est de la responsabilité de ce syndicat intercommunal, qui sous-traite avec des entreprises privées. C’est Otus, filiale de Veolia Propreté, qui détenait le contrat jusqu’en 2018. Mais lors du nouvel appel d’offre, c’est l’entreprise Sepur qui a été choisie par le comité syndical du SIOM, où siègent des élus représentant les diverses villes membres de ce syndicat. Notre maire David Ros y siège, le président en est le maire de Bures, Jean-François Vigier.

L’offre de Sepur était beaucoup moins chère que celle d’Otus (qui avait également répondu à l’appel d’offre). Et pour cause : les salariés du SIOM se sont vu proposer des nouveaux contrats avec des conditions de travail très dégradées et des pertes de 300 à 600 euros par mois, pour des salaires entre 1400 et 1800 euros. Qui pourrait accepter cela ? Les salariés ont donc refusé de signer les nouveaux contrats et se sont mis en grève le 1er novembre, date à laquelle Sepur a pris le contrat. En représailles, Sepur a retiré tous les camions à l’agence de Villejust, de façon à faire pression sur les salariés (qui du coup ne sont plus en grève) en leur retirant leur outil de travail. Et fait ramasser les déchets par des intérimaires venant d’autres agences, de façon chaotique, comme chacun peut s’en rendre compte.

Comment en est-on arrivé là ? C’est à minima l’incompétence de nos élus qui est en cause. Car comment pouvaient-ils ne pas se douter qu’une offre à très bas coût se ferait sur le dos des salariés ? D’autant que la société Sepur est connue pour ses méthodes : un conflit similaire dans les Hauts de France a amené la communauté d’agglomération de La Porte du Hainaut, qui avait contractualisé avec Sepur, à finalement dénoncer le contrat. La société Sepur est abonnée aux tribunaux (administratif, correctionnel, prud’hommes…). Casser les prix et casser les droits des salariés : Sepur est clairement le low cost du déchet et n’en fait pas mystère, alors pourquoi l’avoir choisi ?

Quand on parlait d’incompétence chez nos élus, on était sans doute en deçà de la vérité. Car un événement troublant s’est produit au cours de la désignation de la société Sepur : comme c’est souvent le cas dans ces procédures de délégation de service public, le SIOM s’était attaché les services d’une société de conseil pour l’aider dans la rédaction de l’appel d’offre de ce marché. On appelle cela « assistance à la maîtrise d’ouvrage », et c’est la société Naldéo qui a effectué cette mission à partir d’avril 2017. Or il se trouve que le chef de projet de Naldéo chargé de la mission auprès du SIOM a rejoint la société Sepur en décembre 2017, soit avant la date de remise des offres par les entreprises candidates, fixée au 10 janvier 2018. La société Otus a attaqué la décision du SIOM, considérant que ces faits jetaient un doute sur l’impartialité de la procédure. C’est le moins que l’on puisse dire ! Le tribunal administratif de Versailles a été de cet avis et le 25 avril 2018, il a annulé la procédure. La société Sepur et le SIOM ont alors porté l’affaire au conseil d’Etat, qui le 12 septembre 2018 a, de façon assez inexplicable, cassé la décision du Tribunal administratif de Versailles, confirmant ainsi l’attribution de la collecte de déchets à la société Sepur…

Que va-t-il se passer maintenant ? Les salariés du SIOM sont extrêmement déterminés et soudés, leur présence massive hier en est la preuve. Même si Sepur lâchait du lest et leur proposait des contrats équivalents à ceux qu’ils avaient chez Otus, ils savent qu’à terme Sepur se débarrassera des salariés ayant de l’ancienneté pour prendre des intérimaires. La meilleure option pour les salariés est de voir le contrat dénoncé par le SIOM pour défaut dans son exécution. Ils sont prêts à travailler dans le cadre d’une régie publique. C’est également la meilleure option pour nous, habitants, pour bénéficier d’un service de qualité et dire non à d’aussi intolérables atteintes aux droits des travailleurs. Interpelons nos élus, signons la pétition, participons à des actions d’informations de nos concitoyens, contribuons à la caisse de solidarité avec les salariés, car cette lutte s’annonce longue.

pour en savoir et en faire plus :

L’enquête des journalistes du petit ZPL :
https://www.youtube.com/watch?v=jLeWuIutO7U

Signer la pétition (attention : pour soutenir financièrement les salariés du SIOM, ce n’est pas ici qu’il faut donner)
https://www.change.org/p/au-président-et-aux-élus-du-siom-soutien-aux-salariés-grévistes-du-siom-de-la-vallée-de-chevreuse

https://chn.ge/2OAQaC1

Contribuer à la caisse de solidarité des salariés : directement devant le SIOM, à Villejust

 

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20 mars 2018

Ligne 18 du Métro Grand Paris : la concertation est reportée….

Le 22 février dernier, le gouvernement a annoncé le report de la mise en service de plusieurs lignes du réseau de transport Grand Paris Express, pour des motifs de financement. Et parmi celles-ci la ligne 18, prévue pour desservir le plateau de Saclay depuis Orly. Elle ne sera finalement ouverte au mieux qu’en 2027 au lieu de 2024 initialement prévu.

Cette annonce a pour effet de rebattre les cartes concernant l’aménagement du plateau de Saclay. Les réactions de diverses collectivités territoriales, ainsi que d'institutions d'enseignement et de recherche susceptibles de s'installer sur le plateau (telles qu'AgroParisTech) en sont la preuve. L'inquiétude de nombreux enseignants de l'Université Paris-Sud devant la perte d'attractivité de leurs formations pour les étudiants est patente.

Dans ce contexte d'incertitude, quelle devrait être la réaction des porteurs du projet s'ils voulaient mener un processus de concertation sincère, honnête et efficace? Ils devraient mettre toutes les parties prenantes autour de la table, et remettre en débat ce qui, de leur point de vue, était bouclé. Et notamment prendre enfin au sérieux l'option de l’abandon du métro, dont l'utilité a été mise en cause aussi bien par le milieu associatif que par des professionnels de la question des transports, pour envisager une solution légère et moins coûteuse.

Au lieu de cela, face à cette situation de crise, l’État, via la préfecture de région, monte un groupe de travail excluant les associations. La réunion avec les associations qui était y prévue le 20 Mars a été annulée. Celles-ci seront de nouveau conviées, d'ici 3 mois ou plus, le temps que la situation soit de nouveau verrouillée et que la pseudo-concertation puisse reprendre dans les conditions où elle s'est déroulée depuis le début du projet. Il y aura sans doute, comme toujours, quelques miettes à se partager, ce qui permettra à l'EPAPS, bras armé de ce projet, de se glorifier de cet exemplaire processus de concertation. Notre association ne participe plus depuis longtemps à ces réunions, refusant ainsi d'être instrumentalisée.

On ne pourra pas nous accuser de procès d'intention : dans le message qu’il a adressé vendredi 16 Mars au milieu associatif, l’EPAPS justifie le report de cette réunion de la plus belle façon : "nous la reportons après que le groupe de travail aura abouti son plan d'actions". On ne peut dire plus clairement que l’expertise citoyenne n’est pas la bienvenue… Et au passage, on apprend que le groupe de travail va "évaluer les leviers complémentaires de financement éventuels, y compris privés, pouvant être mobilisés pour réaliser dans les meilleurs délais la ligne 18 et fixer son calendrier". Financement privés ? Dans leur aveuglement, les promoteurs du projet prépareraient-il une solution de type Orlyval XXL, fiasco financier inclus?  On comprend que ces décisions doivent être prises à huis clos...

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21 juin 2017

Exposition universelle de 2025: le site de Paris-Saclay n’est pas à la hauteur des enjeux qu’il prétend relever

Enfin un débat (quasi) public et contradictoire sur l'aménagement du plateau de Saclay !!

Le Monde a publié hier deux textes:

  • La tribune d'une scientifique très reconnue, infatigable militante contre le changement climatique, mais qui semble malheureusement penser que la cause vaut bien quelques hectares de terres agricoles en moins:

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/20/l-exposition-universelle-a-saclay-reaffirmera-notre-attachement-a-la-reussite-de-l-accord-de-paris_5147888_3232.html

  • Celle de deux membres de Citoyens Actifs et Solidaires, qui voient dans ce projet d'exposition universelle une fuite en avant face aux impasses du projet d'Université Paris-Saclay, aux dépends des terres agricoles du plateau:

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/20/l-implantation-de-l-exposition-universelle-de-2025-sur-le-site-de-saclay-represente-une-menace-directe-pour-la-planete_5147920_3232.html

Bonne lecture à tous les abonnés du Monde... Et oui, le débat n'est pas complètement public. Pour les non-abonnés, on vous suggère d'écrire au journal pour demander que ce genre de débat contradictoire ne soit pas réservé aux seuls abonnés!

Au passage, il y a 7 ans, Le Monde publiait déjà une de nos tribunes, qui n'a guère perdu de son actualité et qui est en accès libre:

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2010/04/12/plateau-de-saclay-un-territoire-d-exception-merite-un-projet-d-exception-par-thomas-lamarche-et-olivier-rechauchere_1332174_3232.html

 

 

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19 juin 2017

Le métro quantique : il est passé par ici, il repassera par là !

Nous voici donc nantis d'un tout nouveau député pour la circonscription, et le moins que l'on puisse dire est qu'il va falloir remonter sérieusement le niveau de ce blog pour être à la hauteur. On ne fera pas les présentations, car même nos fidèles lecteurs, ceux qui ne lisent que notre blog et rien d'autre, ont entendu parler de Cédric Villani. C'est le résultat d'un déferlement médiatique à croissance initiale exponentielle suivi d'un beau prolongement asymptotique. Y a du level, on vous avait prévenu.

Mais non, les CAS ne tomberont pas dans l'intello-bashing démagogique. On reconnaît la valeur du scientifique. On aura seulement un haut niveau d'attention sur le respect des engagements et la précision du langage, qui est le minimum de ce qu'on peut attendre d'un député et d'un scientifique.

Du coup, ça avait assez mal commencé à la veille du premier tour. Appelé à s'exprimer avec d'autres candidats sur sa vision de l'avenir du Plateau de Saclay, à l'invite d'un groupe d'associations locales, Cedric Villani nous envoyait quelques belles envolées macroniennes sur le croisement de la « fertilité intellectuelle » et de la « fertilité naturelle ». Le gars apprend vite à parler dans la novlangue de son mentor en politique. Mais il a aussi dit ne pas savoir ce qu'était un moratoire (*). Vu que c'est pour cela qu'on l'avait fait venir, il aurait quand même pu se renseigner.

Mais le meilleur, c'est sa proposition pour le projet de métro, d'une ligne 18 « semi-enterrée » (dixit ses professions de foi des premier et deuxième tours). Mais qu'est ce que cela peut bien vouloir dire ? Métro enterré sur un tronçon, aérien sur un autre ? Ou dans une tranchée, de sorte qu'on ne le voit pas de loin mais qu'il taillade cependant l'espace ? En tout cas, ce vocabulaire n'est pas dans l'orthodoxie macronienne. Il aurait fallu dire « une ligne 18 enterrée et dans le même temps aérienne ». « Et dans le même temps », c'est un leitmotiv des discours de Macron, qui lui permet de dire tout et son contraire. Et c'est là, soudain, qu'on a tout compris.

Le métro, version Villani, sera enterré et dans le même temps aérien. Si si, c'est possible, c'est un métro quantique. « En mécanique quantique, selon le principe de superposition, un même état quantique peut posséder plusieurs valeurs » nous dit Wikipedia, ce qui signifie qu'une « particule peut être vue comme étant simultanément, avec des probabilités diverses, en plusieurs endroits. » Et voilà : le métro sera à la fois aérien et enterré, sur le plateau de Saclay et sur la planète Mars. Foi de médaille Fields. C'est quand même pas bien compliqué. On le baptisera ligne 18 « Heisenberg », du nom du scientifique qui a théorisé ces questions de la mesure quantique.

Mieux encore : ce métro peut, dans le même temps, être et ne pas être, si l'on se reporte à l'expérience de pensée imaginée par Schrödinger pour nous familiariser avec la mécanique quantique. Considérons un chat enfermé dans une boite où il se trouve en état de superposition quantique, à la fois mort et vivant : ce n'est que lorsqu'on ouvre la boite pour observer l'état du chat qu'il apparaît soit mort, soit vivant. Malgré l'accumulation d'éléments montrant son inutilité lors de l'enquête publique en 2016, la ligne 18 a été déclarée d'utilité publique en mars 2017. Le métro mort-vivant de la ligne 18 « Schrödinger » est dans la boite. Qu'en sortira-t-il ?

(*) La pétition pour un moratoire des travaux sur le plateau a déjà recueilli plus de 5700 signatures :

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-beton-terres-agricoles-plateau-1251.html

celle contre la tenue de l'expo universelle en est à plus de 4500 signatures :

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nonalexpositionuniversellesurlester-1407.html

 

Métro quantique, état de décohérence

26 mai 2017

Paris-Saclay, l'envers du décor: Forum du 1er juin

Le 1er juin, à partir de 17h00, c'est un événement exceptionnel qui se tiendra à la maison des Paris-Sudiens, sur le campus universitaire d'Orsay : organisé à l'initiative des syndicats de personnels de l'université et des associations qui luttent pour la préservation du plateau de Saclay, il réunira tous ceux qui ne croient pas au projet d'aménagement de ce territoire tel qu'il est proposé par les porteurs du projet.

Ce projet est d'ailleurs au point mort. Des 19 partenaires qui devaient se regrouper pour former l'université Paris-Saclay, ne reste plus que... la seule université Paris-Sud ! La cour des comptes, dans son rapport annuel, déplore « la logique divergente de deux modèles d’enseignement supérieur français », à savoir l'université et les grandes écoles, et s’inquiète de voir que les 5,3 milliards d’investissements publics engagés à ce jour sur le projet n'aient pas servi à grand chose...

Pour s'informer et débattre de tous les enjeux de ce territoire, un riche programme est proposé, avec projection de petits films, interventions, débats...

1er Juin, 17h00-22h00

Maison des Paris-­Sudiens, batiment 399

Rue du Doyen André Guinier, Bures-­sur-­Yvette

http://www.openstreetmap.org/way/374843427

et toute l'information est ici :

http://costif.parla.fr/1157-2/

Ouvert à toutes et tous, entrée libre pour tout ou partie du programme !

 

 

 

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04 janvier 2017

Saclay Citoyen, l'élan collectif

Engager des actions en justice n'est pas chose facile : le monde judiciaire est difficile d'accès, il a sa logique propre, souvent déconcertante, il faut en connaître les codes, les dédales de procédures, s'entourer d'avocats... Pour porter la contradiction au sujet de l’urbanisation du plateau, un collectif dont nous sommes membres s'est créé en 2015 et a engagé plusieurs recours. Le site  https://saclaycitoyen.jimdo.com/ est l'expression de ce collectif, il décrit toutes les actions engagées.

Et la dernière en date, qui nécessite la participation directe de toutes et tous : une demande de moratoire sur l'urbanisation du plateau, sous forme d'une cyber-action, c'est à dire une pétition adressée au premier ministre que chacun peut enrichir à son gré. C'est ici :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-beton-terres-agricoles-plateau-1251.html

En quelques jours, plus de 4000 signatures... les gens sont têtus, tant d'acharnement contre un un projet béton, quelle ingratitude...

 

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05 novembre 2016

Tafta / Ceta : à qui profitent ces traités ? Forum le 12/11/2016 à Orsay

Sauve qui peut ! La semaine dernière, les irréductibles Wallons ont fait trembler la Commission européenne en refusant les termes de l'accord de libre échange entre l'Union Européenne et le Canada, le CETA, en risquant de plus de donner de mauvaises idées aux autres pays européens. Il y avait péril en la demeure, alors la Commission a lâché un peu de lest afin de ne différer la signature de ce projet d'accord que de quelques jours.

Il faut dire que la mobilisation des citoyennes et citoyens européens a de quoi inquiéter les promoteurs du CETA et de son cousin le TAFTA, en cours de négociation. Ils et elles sont des millions à se mobiliser dans tous les pays de l'UE contre ces traités qui donnent encore plus de pouvoir aux multinationales au détriment de nos droits sociaux, de nos économies, nos services publics et de l'environnement. La Commission voudrait accélérer le mouvement, le traité n’est pas remis en cause dans sa globalité, et l'opposition monte... Rien n'est donc joué.

Pour mieux comprendre les enjeux de ces traités, le collectif StopTafta Nord Essonne, dont nous faisons partie, organise un grand forum d'information et de débat ouvert à tous :


12 novembre de 14h30 à 22h30
salle Jacques Tati (Orsay)

avec la participation de :

Amélie Cannone (AITEC), Frédéric Viale (ATTAC) Francis Wurtz (Institut d'Etudes européennes Paris 8), Jan Robert Suesser (LDH), Morvan Burel (Syndicaliste, Solidaires), Claude Girod (Confédération paysanne), Emmanuel Aze (Confédération paysanne), Evelyne Rognon (FSU)

et avec restauration sur place, humoristes et artistes

toute l'info est ici:
http://stoptaftan91.monsite-orange.fr/index.html

à ne rater sous aucun prétexte !

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