03 juillet 2009
Grand Paris : dérive autoritaire ? et déréglementaire ?
La défense, 30 juin.
Nicolas Sarkozy annonce une loi sur le grand Paris à l’automne.
Une loi ? En avons-nous besoin ? D’autant qu’à la lecture du discours, cette loi ne semble être rien d’autre que l’attribut du pouvoir contre les dispositifs de concertation actuels, contre les règles (d’urbanisme), contre les territoires, ou, encore contre le statut de la RATP.
Reprenons point par point ces éléments de lecture du discours.
- Nicolas Sarkozy veut "accélérer les procédures" pour "éviter les études interminables, les débats qui n’en finissent plus". On apprécie, alors que l’on attend toujours le grand débat public à propos du plateau de Saclay...
Conséquence 1 : un texte contre la concertation… Tout en annonçant un débat pour l’hiver 2010 (pendant la campagne des régionales).
Conséquence 1bis, sous forme de question : aura-t-on une seule concertation pour le grand Paris ? Est-ce à dire qu’il y aura un gigantesque objet traité très vite ? Et traitant de quoi : d’une orientation générale, ou d’une infinité de questions hyper locales…
En un mot, on redoute un grand débat très éloigné du terrain, clos rapidement, et qui ne permet en fait que de légitimer ce qui est décidé. La démocratie serait-elle aussi "un truc qui s'éternise pour aboutir à rien" pour reprendre les propos présidentiels ?
- Et puis Nicolas Sarkozy a souhaité un texte pour établir des périmètres "autour des gares où les procédures d’urbanisme seront assouplies".
Conséquence 2. Un texte pour déréglementer l’urbanisme, pour favoriser l’action des promoteurs. Densifier l'existant, pourquoi pas, l'extension de la ville est défavorable au développement durable, mais n'est-ce pas aux collectivités locales de le décider ?
- Ensuite la création d’un "établissement ou même d’une société à capitaux publics (…) chargé de la maîtrise d’ouvrage et d’aménagement". Le modèle de La Défense revient régulièrement dans le discours. Les amis promoteurs de Hauts-de-Seine apprécient certainement.
Conséquence 3. Un outil ad’hoc donc, dont on attend avec impatience le modèle de transparence et de gouvernance.
- Enfin, la RATP devra se moderniser, pour faire face à ces défis majeurs, et devenir une "véritable entreprise publique", "c’est l’ouverture progressive à la concurrence dans 20 ou 30 ans des transports parisiens".
Conséquence 4. La déréglementation des transports est clairement affichée. La RATP devra s’adapter… et pourra donc être mise en concurrence. Nous pourrions avoir un système morcelé avec des sociétés différentes coexistant sur le réseau. Pour ceux qui aiment Ken Loach, on vous conseille le film The Navigators ; c’est un parfait résumé des dégâts de la déréglementation des transports britanniques. Rappelons que suite à la dégradation radicale des conditions de transports et à plusieurs accidents graves, Tony Blair avait décidé de renationaliser…
Voici le choix qui sera imposé à la RATP : soit rester sous tutelle publique et se limiter au marché parisien, soit s’inscrire dans une logique concurrentielle pour pouvoir étendre son champ de compétence (ie viser les transports à Lille ou Marseille). Et dans ce cas c’est toujours le PDG qui décide… et qui nomme la direction ?
30 juin 2009
Travailler toujours plus : pas de trêve estivale pour le projet Saclay
Nous publions ici le compte rendu de la réunion entre les associations du plateau de Saclay et la mission de préfiguration de l’établissement public de Paris-Saclay qui a eu lieu le 25 mai et dont nous avons déjà largement rendu compte :
- des points inquiétants comme le déménagement de la fac d’Orsay, et le métro traversant le plateau, deux points cruciaux du projet qui ne semblent pouvoir être mis en cause ;
- des points positifs aussi, comme la confirmation de la préservation de 2 300 hectares de terres agricoles, hors espaces boisés classés et golfs, l’accord de principe sur l’organisation d’un débat public (quand on "n’est pas opposé", c’est bien qu’on est d’accord, non ?).
En conclusion, il a été "convenu de se retrouver à la rentrée pour trancher notamment la question des modalités de débat autour de la concertation et de l’éventuel Débat Public."
Mais voila que ce qui ressemblait à une ébauche de dialogue semble devoir tourner court : c’est en effet par la presse que nous avons appris deux initiatives complémentaires de la Mission et de la Fondation de coopération scientifique (qui conduit le volet scientifique de l’opération) qui ne semblent pas devoir attendre la rentrée.
Ainsi, dans Le Monde daté du 23 juin, était publié une offre d'emploi pour un chef de projet du Campus du Plateau de Saclay, dont la mission serait de "faire émerger des solutions". Plus intéressant, dans le Moniteur du 19 juin, un article annonçant le "lancement d’une consultation de maîtrise d’œuvre paysagère et urbaine" pour "définir les grands principes d’aménagement du plateau". Bigre, de quoi va-t-on débattre dans le débat public à demi promis si les grands principes sont déjà déterminés ? des "petits" principes ?
La réception des candidatures pour cette consultation se fera d’ici le 15 juillet, remise des offres début octobre et, dans l’intervalle entre ces deux dates, un "ensemble de visites et d’échanges avec les acteurs du territoire". Personne n’imagine sérieusement que l’on puisse en deux mois et demi (dont juillet et août) engager un dialogue sur l’avenir du plateau. Mais l’équipe qui sera retenue en octobre signera pour 6 ans : elle sera donc une des parties prenantes du futur débat public qui ne devrait aujourd’hui plus tarder…
19 juin 2009
Les Ulis dans la CAPS : cohérence du territoire contre petits calculs politiciens
Dans quelques jours l’ensemble des villes de la CAPS se seront prononcées pour ou contre l’entrée des Ulis dans leur communauté d’agglomération. Le résultat semble incertain alors que l’enjeu de ce rattachement est très important. Tout devrait se jouer lundi prochain…
Un peu d’histoire
La commune des Ulis entretient des liens étroits avec les communes de la CAPS. Il suffit de regarder la carte pour voir que les Ulis, Orsay et Bures sont très enchevêtrés et font partie du même tissu urbain. Et pour cause : la ville des Ulis correspond à une zone d’urbanisation prioritaire lancée dans les années 60 sur des terrains dépendant des villes d’Orsay et de Bures sur Yvette. C’est en 1977 que la création de la commune a été décidée, suite à des référendums dans les deux villes donnant à de très courtes majorités la préférence à la création d’une nouvelle commune. Pour faire très court, les ouvriers d’un coté, et les milieux aisés de l’autre et les vaches seraient bien gardées. Et cette vision est tenace : en 2001, lors de la campagne électorale pour les municipales et au moment où se constituaient les communautés d’agglomérations, Marie-Hélène Aubry, alors Maire d’Orsay écrivait dans ses tracs : "Nous ne voulons pas devenir la banlieue des Ulis". La mixité sociale n’a jamais été son fort…
Les règles du jeu
Après une tentative manquée en 2003, il y a du nouveau depuis peu : le 26 mars 2009, le conseil communautaire de l’actuelle CAPS a voté en faveur de l’entrée des Ulis dans la CAPS. Les conseils municipaux des villes ont alors 3 mois pour faire connaître leur avis. Et pour que l’adhésion soit validée, il faut soit que 2/3 des communes représentant au moins 5O% des habitants votent "oui", soit que 1/2 des communes représentant 2/3 des habitants votent "oui".
Les forces en présence
Aujourd’hui où en sommes-nous ?
Il y a un pôle favorable : Orsay, Gometz, Igny, Palaiseau, Villiers et Saclay. Les conseils municipaux de ces villes se sont déjà tous prononcés positivement.
Et un pôle défavorable : Bures, Gif, St Aubin. Les conseils municipaux de Bures et St Aubin se sont déjà prononcés, reste Gif qui devrait dire non le 30 juin. On voit poindre un clivage gauche (pour) droite (contre). L’entrée des Ulis donnerait en effet une majorité aux socialistes dans la CAPS (aïe ! il va falloir redoubler de vigilance…). Gif et Bures défendent d’ailleurs un projet de super-communauté d’agglo englobant la CAPS, la CA Europ’Essonne (autour de Massy), la communauté de communes Cœur du Hurepoix… et les Ulis ! Car dans ce grand périmètre, la balance pencherait plutôt à droite, dès lors l’entrée des Ulis n’est plus un problème…
Sortez les calculettes
Alors qui gagne ? A première vue les opposants : En effet Orsay + Gometz + Igny + Palaiseau + Villiers le Bâcle + Saclay ne font pas les 2/3 des communes (il en manque une) et ne font pas non plus les 2/3 des habitants (64.4% selon nos calculs).
Bures + Gif +St Aubin peuvent donc à elles trois faire capoter une nouvelle fois l'élargissement. Tiens, 3+6=9, il en manque une… Bon sang mais c’est bien sûr, Vauhallan. En cas de vote favorable on passe le seuil de 2/3 des villes… Tout repose donc sur cette petite commune de 2000 habitants et son vote prévu le 22 juin.
A suivre très bientôt…
Dernière minute - 30 juin 2009 : Le vote à Vauhallan, qui devait avoir lieu le 22 juin, a été reporté. On imagine d'ici les tractations, discussions de couloirs, frénésie des téléphones portables qui ont du accompagner ce pur moment de la vie politique locale, bien comme on ne les aime pas, nous les CAS. Le vote a finalement eu lieu le 27 juin et le conseil municipal de Vauhallan a donné un avis favorable à l'entrée des Ulis dans la CAPS. La majorité qualifiée est donc désormais atteinte, quelque soit le vote de Gif (qui doit avoir lieu le 30, mais aura-t-il lieu ?). Ne manque donc que la décision du préfet. Un des éléments de la négociation semble avoir été de modifier les statuts de la CAPS de sorte que désormais toutes les villes de la CAPS disposeront d'au moins une vice-présidence au conseil communautaire, ce qui n'est pas plus mal...
13 juin 2009
Christian Blanc en repérage sur le plateau de Saclay
Visite surprise lundi dernier : Christian Blanc, soi-même, accompagné de Pierre Veltz, Vincent Delahaye, maire de Massy, et Pierre Lasbordes, député de la circonscription la plus concernée par le projet, s’est rendu sur le plateau de Saclay.
Mais que diable venait-il faire dans cette… euh ! …dans ce TCSP (transport en commun en site propre), qu’ils ont emprunté depuis Massy. Et surtout pourquoi en secret, sans inviter la presse, les autres collectivités territoriales, les associations ?
Les CAS ont leur petite idée : il y a quelques semaines, le député Lasbordes a écrit une lettre à Christian Blanc pour tenter de le convaincre de d’organiser un débat public sur l’aménagement du plateau (et dans le cadre de la CNDP), après s’être lui-même convaincu de la nécessité d’engager un tel mode de concertation.
Pour nous qui réclamons ce débat depuis presque trois ans, c’est limpide : tout semble en effet indiquer que ce n’est pas pour faire un petit tour d’autobus (espérons qu’il ne soit pas venu en hélico jusque là…) que Christian Blanc est venu, mais pour discuter avec le député Lasbordes de l’organisation de ce débat public. Pierre Veltz, le 25 mai, nous avait déjà dit « pourquoi pas ? ». Mais pourquoi faire cette visite en grand secret ? Pour nous faire une joyeuse surprise de débat public à l’automne, bien sûr !
C’est ti pas beautiful ?
Bon, il faut bien l’avouer, tout cela n’est qu’hypothèse et plans sur la comète. Nous ne manquerons donc pas de compléter ou corriger cet article dès que les principaux intéressés nous aurons donné leur version des faits….
29 mai 2009
Jussieu, l’épouvantail
Epouvantail, au sens figuré (attesté en 1556 chez Ronsard) : "ce qui inspire de vaines ou excessives terreurs".
Le chantier de réhabilitation de Jussieu est donc bien l’épouvantail des aménageurs du plateau qui voudraient ne pas réhabiliter la fac d’Orsay : plus cher soi disant que de reconstruire. Argument avancé par Christian Blanc en novembre dernier et repris dans la réunion du 25 mai par Pierre Veltz.
Sauf que Orsay n’est pas Jussieu : à Jussieu il y a très peu de place pour déménager temporairement les labos durant les travaux, ce qui complique tout, il y a de l’amiante floquée très délicate à enlever, etc… Alors arrêtons d’agiter cet épouvantail auquel personne ne croit, et installons plutôt les épouvantails sur le plateau pour protéger les récoltes ? Des épouvantails au sens propre : "objets placés dans les champs ou les jardins pour effrayer les oiseaux"…
Universités – Grandes écoles : la fracture est géologique
Pourquoi donc les porteurs du projet Saclay insistent-ils à vouloir faire monter l’Université Paris-Sud sur le plateau plutôt que de la laisser dans la vallée ? Pierre Veltz, toujours dans la réunion du 25 mai, a apporté la réponse : c’est parce qu’actuellement, les universitaires et les écoles d’ingénieurs sont séparés par « une cassure » (sic) quasi infranchissable que constitue « la rupture de pente » (re sic) entre la vallée où se trouve la Fac et le plateau où sont les (grandes) écoles. L’argument parait faible quand on connaît la délicate alchimie que constitue un cluster, comme nous l’avons déjà écrit. Mais les enquêteurs de CAS se sont tout de même rendus sur les lieux, pour vérifier l’information et elle est exacte :
- la rue de Versailles à Orsay est de plus en plus raide à mesure que l’on s’approche du plateau
- monter la N118 est quasi impossible certains matins de grande affluence
- enfin, et surtout, entre Orsay et Palaiseau, nous avons trouvé des falaises de grès que des universitaires essayaient désespérément de gravir pour atteindre l’école Polytechnique. Le site est même connu des amateurs d’escalade...
CAS a trouvé la solution ! elle est plus économique que le déménagement de la Fac : des vélib électriques, des transports en communs vallée-plateau et des chaussures d’escalades pour
tous (1) !
En voilà du développement durable !
(1) L’ouvrage de Pierre Veltz, Faut-il sauver les grandes écoles, propose des pistes pour le dialogue grandes écoles-université, avait-il pensé aux chaussons d’escalade ?
Alphonse Allais, es-tu là ?
La réunion des associations avec l’équipe de Pierre Veltz le 25 mai (cf. article précédent) s’est tenue dans les locaux de la mission de préfiguration de l’établissement public Paris-Saclay, à l’aéroport de Toussus le Noble. Mais la mission devrait prochainement déménager à Orsay, dans des bureaux situés à proximité de la gare d’Orsay-Ville.
Raison invoquée : manque de place dans les locaux de Toussus le Noble et, surtout, plus grande commodité due à la proximité des transports en commun à Orsay ! Pierre Velz a eu l’humour , ou la lucidité, de dire que c’était quand même plus conforme au Développement Durable d’aller à Orsay, plutôt que d’imposer à ses visiteurs et à son équipe de prendre des voitures…
Que cet argument est doux à nos oreilles, surtout venant d’une équipe qui projetait de construire une ville (scientifique) à la campagne… Heureusement que la mission a eu la bonne idée de venir s’installer sur place plutôt que de planifier depuis Paris : rien de tel que la dure réalité du terrain pour revoir sa copie….
28 mai 2009
Un débat public sur l'aménagement du plateau de Saclay: il n'est pas trop tard !
1) « Faisons
l'aménagement sur les berges du grand
lac vert ». Cette belle formule résume le premier principe, à savoir
que nous avons « une chance extraordinaire d'avoir à 15 km du
périphérique un espace ouvert et vert très peu connu du public » et
qu'il faut donc
« préserver autant que possible cet espace naturel travaillé »,
le travaillé faisant référence au caractère à dominante agricole de cet
espace. Bon, passons sur le périphérique comme point de référence (on aurait
préféré quelque chose de moins routier) et sur le caractère très peu connu du
plateau de Saclay... C'est essentiellement le « préserver autant que
possible » qui rend dubitatif, mais Pierre Veltz se veut rassurant : « le
nouveau SDRIF nous convient », façon de dire que les 2300 ha d'espace
agricole seront préservés, l'aménagement se ferait sur les bords du plateau.
« disponible » c'est à dire que son occupation par l'activité
agricole ne le rend pas indisponible pour les autres activités: chasser le
naturel de l'aménageur, il revient au galop... Mais ne nous arrêtons pas à ce
que l'on peut considérer comme une maladresse de langage, quoique révélatrice.
Le principe de la densification des espaces existant est intéressant, pour peu
que l'on prenne en compte toutes les implications de cette densification,
notamment en terme de besoin de transport.
21 mai 2009
La CAPS veut jouer les parisiennes
Grand concours de noms, ouvert à tous !
La C.A.P.S - Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay - a décidé de changer de nom.
Pourquoi pas, c'est pas très joli, CAPS... Capsule, décapsuler, décapsulons... A la votre !
Lors de l'inauguration, la semaine dernière, de la nouvelle voie en site propre qui relie Massy à polytechnique, le président de la CAPS, François Lamy, également maire PS de Palaiseau, a fait une proposition en ce sens : la CAPS deviendrait Communauté d'Agglomération Paris-Saclay... Nom repris le soir même sur le site de la CAPS et qui sera voté en conseil la semaine prochaine.
Soyons clair, on trouve ça nul !
On souhaite afficher notre identité plutôt que de la perdre ; on ne souhaite pas que les choix pris sans concertation soient validés par un nom qui ne nous appartient pas ; et puis on voudrait pouvoir faire des contre-propositions pour le prochain conseil.
Alors on vous propose un petit jeu sous forme de concours d'idées de noms, c'est mode dans le cadre de cette OIN.
On peut imaginer plusieurs catégories pour vos propositions :
- Catégorie réaliste : un vrai joli nom pour notre communauté de communes.
- Catégorie surréaliste : une vraie jolie idée pour montrer les décalages entre les projets de nos élus et ceux des habitants
Vous pouvez aussi bien sur être hors catégorie... vous êtes quand même sur le blog de CAS !
Cliquez sur Commentaires pour exprimer vos idées
Merci !
Dernière minute - 22 mai 2009 : le thème du changement de nom n'apparaît finalement pas encore à l'ordre du jour du prochain conseil, mais ce projet existe bel et bien et mérite d'être débattu.
Dernière minute - 30 juin 2009 : le changement de nom de la CAPS a finalement été mis à l'ordre du jour du Conseil communautaire du 25 juin.... mais n'a finalement pas été mis au vote. Il est effectivement apparu que ce projet risquait de ne pas obtenir la majorité du Conseil, ce qui aurait été du plus mauvais effet. Le plateau de Saclay reste donc bien un plateau (à vocation agricole), en attendant la prochaine offensive urbanoïde.
02 avril 2009
La semaine du Développement durable en dessin
Le cheval, de retour ?




